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Les forces syriennes ont bombardé vendredi plusieurs villes rebelles de Syrie où des dizaines de milliers de manifestants antirégime ont défilé. Ces heurts interviennent à la veille d'une mission de l'émissaire international Kofi Annan à Moscou et Pékin pour tenter de mettre fin à l'effusion de sang.

Pour accroître la pression sur le régime de Bachar al-Assad, qui réprime depuis un an dans le sang un mouvement de contestation sans précédent, l'Union européenne a adopté de nouvelles sanctions. L'épouse, la mère et la soeur du président Bachar al-Assad vont voir leurs déplacements interdits et leurs avoirs gelés.

"Nous frappons au coeur du clan Assad, en adressant un message fort et clair: il doit démissionner", a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Uri Rosenthal.

Sur le terrain, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à l'appel des militants pro-démocratie, notamment à Damas, en réclamant entre autres le jugement de dirigeants du régime. Les forces de l'ordre ont tiré pour les disperser dans certaines localités, blessant plusieurs civils, selon les militants.

Annan en Russie et en Chine

Au même moment, de violents combats ont opposé les troupes gouvernementales et l'Armée syrienne libre à Aazaz, une ville proche de la frontière turque, par laquelle transitent de nombreux blessés et des civils fuyant des violences.

Sur le plan diplomatique, M. Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, se rend ce week-end en Russie et en Chine. Fidèles alliés de Damas, Moscou et Pékin ont voté mercredi une déclaration à l'ONU appelant à la fin des violences, après avoir opposé leur veto à deux résolutions condamnant la répression.

Une mission envoyée par M. Annan en Syrie a quitté le pays jeudi "après trois jours d'entretiens intensifs". "Les autorités syriennes nous ont donné des réponses, et nous allons à présent les étudier soigneusement", selon le porte-parole de M. Annan.

ATS