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La Croix-Rouge tentait toujours samedi d'entrer à Baba Amr, quartier rebelle de Homs repris jeudi par l'armée syrienne après des semaines de pilonnage. Les autorités syriennes bloquent l'aide humanitaire en dépit des pressions internationales.

Le chef des opérations du Croissant rouge arabe syrien (CRAS) a confirmé qu'aucune équipe n'était entrée à Baba Amr. "Les autorités nous ont fait savoir que l'accès nous était interdit pour des raisons de sécurité", a-t-il ajouté. Les autorités ont avancé en particulier la présence de bombes et mines sur la chaussée.

Ire turque

Vendredi, le CICR et le CRAS ont envoyé sept camions transportant une aide urgente aux habitants du quartier. Mais le convoi n'a pas encore été autorisé à pénétrer dans cet espace, ce qui a provoqué la colère de la communauté internationale.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé samedi que les autorités syriennes commettaient "un crime" en interdisant l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays. Il a exhorté la communauté internationale à réagir aux "atrocités" du régime.

Même son de cloche à Londres, où le "refus" de laisser passer l'aide humanitaire souligne que le régime de Bachar al-Assad est "devenu criminel", selon les mots du chef de la diplomatie britannique William Hague.

Dépouilles rendues

Selon une organisation de militants, les pro-Assad qui pourchassaient depuis deux jours les derniers insurgés ont ouvert le feu samedi matin sur Djobar, quartier limitrophe de Bab Amr. Les violences dans le pays ont encore fait samedi au moins 17 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

A Damas, les dépouilles du photographe français Rémi Ochlik et de la journaliste américaine Marie Colvin ont été remises à l'ambassade de France et à celle de Pologne, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Syrie depuis la fermeture de l'ambassade américaine. Il s'agissait de la dernière étape avant leur rapatriement.

ATS