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Les forces de sécurité syriennes ont abattu au moins 40 civils vendredi lorsqu'elles ont ouvert le feu sur une foule de manifestants qui demandaient une protection internationale contre la répression menée par le président Bachar al-Assad. Des dizaines de protestataires ont été blessés et des centaines arrêtés.

Ce bilan fait de cette journée l'une des plus sanglantes depuis le début de l'insurrection civile en Syrie, il y a sept mois. De son côté, la Ligue arabe a adressé un "message urgent" au chef de l'Etat syrien et a exprimé "son profond mécontentement face à la poursuite des massacres de civils".

Elle a appelé Damas à "prendre les mesures nécessaires" pour protéger la population civile. Les ministres de la Ligue arabe doivent rencontrer des dirigeants syriens dimanche à Doha, capitale du Qatar.

Des nombreuses victimes à Homs et Hama

La plupart des victimes ont été recensées dans les villes de Hama et de Homs où Assad a dépêché des chars et des soldats afin de réprimer une importante manifestation il y a trois mois. Homs, berceau de la contestation, est devenue un creuset de l'opposition armée au pouvoir.

Le Conseil national, représentant l'opposition en Syrie, a demandé une protection de la communauté internationale, sans réclamer explicitement une intervention militaire, bien que ce thème soit de plus en plus évoqué dans les cortèges de manifestants.

Heurts durant la nuit

Des affrontements entre l'armée et des soldats déserteurs dans la nuit de vendredi à samedi ont en outre fait au moins 17 morts dans les rangs de l'armée à Homs, dans le centre de la Syrie, a annoncé samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Un officier, ainsi que des dizaines de soldats ont fait défection dans le quartier. Plus de 40 personnes des deux parties (qui s'affrontaient) sont mortes ou ont été blessées et deux blindés de l'armée ont été détruits", a précisé l'OSDH, citant un militant sur place.

ATS