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Rex Tillerson veut avant tout détruire l'EI (archives).

KEYSTONE/AP/LYNNE SLADKY

(sda-ats)

"La première des priorités (pour les Etats-Unis en Syrie) est la défaite de l'EI", a déclaré samedi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Elle passe avant la stabilisation du pays. "Il est important que nos priorités restent claires", a-t-il ajouté.

Battre l'Etat islamique (EI) et éradiquer son "califat" éliminerait une menace non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi "pour la stabilité de l'ensemble de la région", a déclaré le chef de la diplomatie américaine sur la chaîne de télévision CBS, selon un extrait d'un entretien.

"Une fois que la menace de l'EI aura été réduite voire éliminée, je pense que nous pourrons alors tourner notre attention directement vers la stabilisation de la situation en Syrie", a-t-il développé. Il se dit "confiant de pouvoir prévenir une continuation de la guerre civile (à travers le pays) et amener les différentes parties à la table (des négociations) pour entamer le processus de discussions politiques".

Participation de Bachar al-Assad

A ce sujet, le patron de la diplomatie américaine a souligné que de telles discussions nécessiteront la participation du président syrien Bachar al-Assad et de ses alliés.

"Nous espérons que la Russie choisira de jouer un rôle constructif en soutenant les cessez-le-feu, via ses propres négociations à Astana, mais également à Genève", dans le cadre des négociations menées sous l'égide des Nations unies: "Si nous parvenons à mettre en place des cessez-le-feu dans des zones de stabilisation en Syrie, (...) nous espérons que nous aurons les conditions nécessaires pour entamer un dialogue politique utile".

Dans une interview à CNN, l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, indique, elle, que vaincre l'EI, repousser l'influence iranienne en Syrie et évincer le président syrien Bachar al-Assad sont les priorités de Washington. "Nous n'envisageons pas une Syrie en paix avec M. Assad", explique-t-elle.

M. Tillerson a également précisé, dans le cadre l'entretien avec CBS, qu'il ne craignait pas des représailles russes après l'attaque américaine vendredi matin sur la base syrienne d'où auraient décollé les avions syriens supposés coupables de l'attaque chimique qui a frappé mardi le village syrien de Khan Cheikhoun.

"Les Russes n'ont jamais été visés dans cette frappe. Il s'agissait d'une frappe tout à fait précise, tout à fait proportionnée et tout à fait délibérée en réponse à une attaque chimique. Et la Russie n'a jamais été ciblée", a-t-il insisté.

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ATS