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La France a dit vendredi que des discussions étaient engagées au niveau international pour préparer la Syrie de l'après-Assad, ce que dément la Russie. Sur le terrain, les violences entravent les activités des observateurs de l'ONU et des humanitaires.

Selon le chef de la mission d'observation de l'ONU dans le pays (MISNUS), le général Robert Mood, l'option militaire semble prendre le dessus en Syrie. Il a également affirmé que le travail de sa mission chargée de surveiller le cessez-le-feu était "limité par les violences".

Rencontre évoquée

Face à cette situation, la communauté internationale reste divisée sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire cesser des violences qui ont fait selon l'ONU plus de 10'000 tués et plus de 14'100 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) depuis mi-mars 2011.

A Paris, le chef de la diplomatie française a toutefois indiqué vendredi que la France, les Etats-Unis, la Russie et d'autres pays discutaient de la succession du président syrien. Selon Laurent Fabius, la première réunion du groupe de contact que le médiateur international Kofi Annan souhaite constituer pourrait être organisée le 30 juin à Genève.

L'entourage de Kofi Annan n'était pas en mesure de confirmer vendredi la date ou le lieu d'une telle rencontre. Un diplomate suisse interrogé par l'ats a précisé que rien n'était encore décidé sur le lieu, mais que Genève se trouvait "en bonne position".

Appel de la France

"Bachar al-Assad est un tyran, le plus vite il sera dégagé le mieux ce sera", a assené Laurent Fabius. "En même temps, un pouvoir doit avoir un successeur. Donc il y a des discussions très précises et très difficiles", a-t-il dit. Son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui a rencontré à Kaboul le secrétaire d'Etat américain adjoint William Burns, a lui dit le contraire.

"En ce qui concerne les allégations selon lesquelles nous participons à des négociations sur le sort de la Syrie de l'après Bachar al-Assad, je répète que ce n'est pas vrai", a-t-il assuré.

ATS