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Le chef de la mission des observateurs de l'ONU, Robert Mood, a appelé à son arrivée en Syrie toutes les parties à l'arrêt des violences. Celles-ci ont fait plus de 50 nouvelles victimes depuis vendredi.

"Les observateurs ne peuvent pas résoudre seuls tous les problèmes (...) toutes les parties doivent arrêter les violences et donner une chance" au plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, a estimé le général norvégien.

Ce plan, censé mettre un terme à plus de 13 mois meurtriers en Syrie, prévoit le retour de l'armée dans les casernes, l'arrêt des hostilités, la libération des détenus, le droit à manifester, l'ouverture d'un dialogue entre pouvoir et opposition ainsi que l'accès des humanitaires et de la presse.

"Nous allons travailler à l'application complète du plan Annan en six points, accepté par le gouvernement syrien. Pour y parvenir, nous avons maintenant 30 observateurs sur le terrain, nous allons doubler ce chiffre durant les prochains jours (...) et il va rapidement atteindre 300", a ajouté le général Mood.

Mission périlleuse

Cette mission, d'une durée initiale de trois mois, s'annonce périlleuse. Les observateurs doivent être déployés sans arme dans un pays où les violences persistent plus de deux semaines après l'annonce d'un cessez-le-feu. La trêve est largement ignorée, malgré les engagements du régime et des rebelles.

De fait, au moment de l'arrivée du général Mood, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) recensait huit morts dans différentes régions, dont quatre civils et quatre soldats des troupes régulières.

Selon Amnesty International, les violences ont fait au moins 362 morts depuis le début du travail des premiers observateurs le 16 avril. Pour les militants et les ONG, ces morts sont en majorité des civils abattus par les troupes. Mais le régime, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation, accuse des "bandes terroristes" armées par l'étranger de semer le chaos dans le pays.

ATS