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Le président Bachar al-Assad a "promis" mardi au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov de faire cesser les violences en Syrie. Alors que le sang continue de couler dans les villes "rebelles, plusieurs pays arabes et occidentaux ont rappelé leurs ambassadeurs.

Le ministre russe des Affaires étrangères s'est rendu à Damas pour y rencontrer le chef de l'Etat syrien après le double veto de la Russie et de la Chine à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU proposant une mise à l'écart de Bachar al-Assad. Dans un pays de plus en plus divisé, des milliers de Syriens ont acclamé M. Lavrov à son arrivée mardi pour "remercier" Moscou de son veto.

M. Lavrov a affirmé que la Russie est prête à continuer à chercher une solution au conflit syrien en se basant sur l'initiative de la Ligue arabe, qui a suspendu ses travaux le 28 janvier. Il a par ailleurs indiqué que le chef d'Etat syrien allait bientôt annoncer la date du référendum sur une nouvelle Constitution. Une commission ad hoc devrait présenter prochainement le texte au président Assad.

Pression occidentale

Face au soutien marqué de Moscou, les pays occidentaux et arabes accentuaient de leur côté la pression. La France a rappelé son ambassadeur pour consultations. L'Italie, l'Espagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont fait de même. Ces pays ne sont toutefois pas allés aussi loin que les Etats-Unis qui ont fermé leur ambassade à Damas lundi déjà.

La Suisse a déjà rappelé son ambassadeur à Berne en août pour consultations. La représentation à Damas est cependant toujours en service, a indiqué à l'ats le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Les monarchies du Golfe ont de leur côté décidé d'expulser les ambassadeurs de Syrie dans leurs pays et de retirer les leurs de Damas, dénonçant un "massacre collectif". La Turquie a annoncé le lancement prochain d'une "nouvelle initiative" internationale après le blocage à l'ONU.

ATS