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L'armée syrienne a poursuivi mercredi ses attaques à l'arme lourde contre des bastions tenus par les insurgés, en dépit de l'acceptation par le régime du plan de paix de Kofi Annan. Au moins 17 personnes ont été tuées, dont cinq civils, selon des militants.

Les chars syriens ont pris d'assaut Qalaat al-Madiq, ville du centre du pays assiégée depuis deux semaines. De violents combats y ont éclaté entre les forces du président Assad et des groupes rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

"Le régime pilonne notre ville depuis 18 jours. Les soldats détruisent le vieux fort", a témoigné un opposant. "Des milliers de personnes ont pris la fuite". "Les insurgés ont quitté la ville, elle est cernée et pilonnée et nous n'avons pas assez d'armes pour riposter", a-t-il ajouté.

Combats à Homs

Des affrontements ont également secoué les provinces de Homs (centre), de Deraa (sud) et d'Idleb (nord-ouest). Au total, les violences en Syrie ont fait entre 9000 et 10'000 morts en un peu plus d'un an, selon l'OSDH et l'ONU.

Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a appelé le président Bachar al-Assad à concrétiser "immédiatement" le plan de l'émissaire Kofi Annan. Celui-ci prévoit notamment la cessation des violences par toutes les parties, la fourniture d'aide humanitaire et la libération des personnes détenues arbitrairement.

Scepticisme

La communauté internationale s'est montrée sceptique à l'annonce de cette acceptation, exigeant l'application du plan dans les plus brefs délais.

"Il gagne du temps. Cela veut dire davantage de morts. Il manoeuvre", a expliqué à propos d'Assad un opposant syrien. "A chaque heure qui passe, nous perdons (en moyenne) cinq de nos hommes. Alors, vraiment, le temps c'est de l'argent", a-t-il ajouté.

ATS