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Jan Egeland estime que la distribution d'aide devrait être meilleure en juin (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Les largages d'aide humanitaire sur les zones assiégées en Syrie ne sont pas "imminents". Malgré le délai fixé au régime syrien à mercredi pour une amélioration de l'accès, le PAM n'a pas encore finalisé la préparation.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la France avaient appelé mardi et mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM) à mettre en oeuvre ces largages. Ce scénario reste "une option" si l'accès par la route n'est pas assuré, a estimé jeudi devant la presse à Genève l'émissaire de l'ONU adjoint Ramzy E. Ramzy.

Il ne "pense pas que quelque chose soit imminent" mais "nous sommes prêts" à l'activer. Même si la Russie avait estimé mercredi prématurés des largages, "tous les membres souhaitent une augmentation de l'aide humanitaire".

Dans les zones urbaines, le largage devra être fait par un hélicoptère commercial avec l'autorisation du gouvernement, a dit le président du groupe de travail sur l'aide humanitaire Jan Egeland, au terme d'une réunion de cette entité. Si un accès par la route ou aérien n'est pas validé, les Etats du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) devront décider des mesures qu'ils souhaitent prendre.

Centaines de milliers de personnes encerclées

Des indications montrent toutefois que les autorisations d'assistance par la route seront plus nombreuses au mois de juin, ajoute M. Egeland. Après le convoi arrivé la veille à Daraya pour la première fois depuis 2012 grâce à l'intervention de la Russie, un autre, soutenu par Moscou, doit acheminer de la nourriture. Mais il pourrait ne pas être prévu vendredi et "ce serait une déception", dit M. Egeland.

Le groupe de travail souhaite pouvoir accéder à 11 régions assiégées "dans les prochains jours", dont Daraya ou Madamiyah. Parmi elles figurent encore trois villes qui n'ont jamais été atteintes et qui porteraient à 17 sur 19 les régions encerclées où l'aide a été pu être distribuée.

Al-Waer, près de Homs, a été ajoutée à la liste de ces régions assiégées qui totalisent près de 600'000 personnes. Elle est peut-être celle "avec la pire situation" en matière de nourriture, a affirmé M. Egeland.

Le Croissant-Rouge syrien (SARC) a pu distribuer "quelque chose" depuis mardi. Par ailleurs, la campagne de vaccination est menacée par les violences dans la province d'Idleb.

ATS