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Une délégation d'observateurs de l'ONU a visité jeudi Haffé, dans la province côtière syrienne de Lattaquié (nord-ouest). Elle était présente au lendemain de l'annonce par les autorités que la ville avait été "purgée" après des combats meurtriers. Jeudi, les violences ont fait au moins 52 tués dans le pays.

"La délégation des observateurs a visité aujourd'hui Haffé", a dit une porte-parole de l'ONU, Susan Ghosheh. Les observateurs internationaux chargés de surveiller l'application d'un cessez-le-feu complètement ignoré essayaient depuis une semaine de se rendre dans cette localité.

La télévision d'Etat syrienne a annoncé de son côté que les observateurs s'étaient rendus dans la région pour "inspecter le vandalisme et la destruction causés par les terroristes".

Repli des rebelles de Haffé

Les autorités syriennes avaient auparavant annoncé mercredi que le calme avait été "rétabli" dans la région de Haffé, "purgée des groupes terroristes armés qui ont agressé ses citoyens et vandalisé et incendié un grand nombre de propriétés publiques et privées".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait de son côté annoncé le même jour un repli stratégique des rebelles de Haffé et des villages environnants après huit jours de bombardements intenses.

Mardi, une équipe d'observateurs de l'ONU qui tentait de se rendre à Haffé avait essuyé des tirs dans un village voisin, partisan du président Bachar al-Assad, selon l'ONU.

Attentat-suicide

Les forces gouvernementales ont commencé à bombarder la région de Haffé le 5 juin, parallèlement à des combats entre soldats et rebelles qui ont fait des centaines de tués et de blessés. Jeudi, deux voitures piégées ont en outre explosé près d'un site chiite au sud de Damas et à Idleb.

Un attentat-suicide à la voiture piégée a également fait 14 blessés et endommagé le mausolée de Zeynab, un des lieux les plus sacrés de l'islam chiite situé aux abords de Damas, ont rapporté les médias officiels.

Au moins 52 personnes, dont au moins dix civils et cinq rebelles, ont aussi été tués dans des combats ou des bombardements des troupes régulières. Ces violences interviennent au lendemain du décès d'au moins 77 personnes à travers le pays, selon plusieurs organisations de l'opposition.

ATS