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Les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) respecteront la date-butoir du 10 avril pour un cessez-le-feu comme le stipule le plan de paix de Kofi Annan. Et cela même si Damas ne retire pas ses troupes des agglomérations, a annoncé dimanche un porte-parole de l'ASL.

"Mais si (les forces syriennes) ouvrent le feu, nous reprendrons les armes et riposterons", a déclaré le colonel Kassem Saad al Dine, porte-parole du commandement unifié de l'ASL. Il a par ailleurs annoncé qu'un millier de personnes avaient trouvé la mort cette semaine, pour la plupart des civils.

"Garanties écrites"

L'avenir du plan de paix pour la Syrie élaboré par Kofi Annan semblait compromis dimanche par l'exigence de Damas d'obtenir des "garanties écrites" des rebelles avant d'entamer son retrait des villes. Ce retrait est censé débuter mardi et un cessez-le-feu doit entrer en vigueur jeudi.

Dans un communiqué publié à Genève, M. Annan n'a pas réagi à ces nouvelles exigences, tout en appelant Damas à ses obligations. "Alors que nous nous approchons de la date butoir du mardi 10 avril, je rappelle au gouvernement syrien la nécessité de respecter pleinement ses engagements et je souligne que l'escalade actuelle des violences est inacceptable", a-t-il dit.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a recensé au moins 128 morts, dont 86 civils, pour la seule journée de samedi, et plus d'une trentaine, dont douze civils, dimanche.

Menaces d'Ankara

Face à l'afflux massif de Syriens fuyant les violences, la Turquie, qui héberge déjà plus de 24'500 réfugiés, a menacé de prendre des "mesures" si Damas ne cessait pas les violences mardi. Selon la presse turque, plusieurs scénarios ont été envisagés, en particulier la création d'une zone tampon le long de la frontière.

Mais cette option, qui implique l'engagement de troupes turques ou d'autres pays en territoire syrien, signifierait une internationalisation du conflit dans une région déjà sous haute tension.

ATS