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L'Armée syrienne libre (ASL), essentiellement constituée de déserteurs, a estimé samedi n'être plus tenue par son engagement au plan de l'émissaire international Kofi Annan, à moins que l'ONU n'agisse pour mettre fin aux violences du régime. Elle en appelle au Conseil de sécurité.

Les forces du président Bachar al-Assad ont commis vendredi l'attaque la plus meurtrière en Syrie depuis l'entrée en vigueur de la trêve en tuant plus de 90 personnes, dont des dizaines d'enfants, à Houla, selon l'opposition au régime.

Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, a condamné samedi la "tragédie brutale" à Houla. "Les observateurs militaires et civils qui se sont rendus ce matin à Houla ont compté plus de 32 enfants et plus de 60 adultes tués", a-t-il ajouté. Il a également confirmé "l'usage d'artillerie tirée depuis des chars".

Enfants aux crânes défoncés

Sur des images diffusées sur YouTube et censées montrer les victimes de ce bombardement, on peut voir les corps ensanglantés d'enfants aux crânes défoncés par des éclats d'obus allongés dans une pièce retentissant de pleurs.

La télévision d'Etat a diffusé des images semblables à celles rendues publiques par les opposants mais en qualifiant les cadavres ensanglantés de victimes d'un massacre commis par des bandes "terroristes", sans plus de précisions.

Selon l'opposition, les forces régulières syriennes ont ouvert le feu sur des manifestants qui s'étaient regroupés à Houla puis ont bombardé à l'artillerie les localités situées au nord de Homs, elle-même bombardée.

Raids aériens demandés

"Le Conseil national syrien demande au Conseil de sécurité de se réunir en urgence pour examiner la situation à Houla et pour déterminer la responsabilité des Nations unies face à de tels meurtres collectifs", a-t-il indiqué.

L'ASL appelle elle les "pays amis" à mener des "raids aériens" contre les forces du président Bachar al-Assad, après le "crime" de Houla.

Les violences se sont poursuivies samedi, faisant au moins 18 morts, selon l'opposition. Elle fait aussi état de bombardements à la mitrailleuse lourde sur Homs, ainsi que de nombreuses manifestations dénonçant le massacre de Houla.

ATS