Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les autorités et l'opposition syriennes se sont mutuellement accusées d'être derrière la multiplication d'attentats à la bombe à Damas et à Alep ce week-end. Attentats, explosions et bombardements ont fait près de 20 morts au total en deux jours.

Ce week-end a été parsemé de violences à la veille d'élections législatives censées donner une légitimité au régime, mais qualifiées de "mascarade" par la rébellion.

C'est la journée de samedi qui a été la plus meurtrière avec au moins 15 morts, selon plusieurs sources. Des explosions ont secoué Damas et Alep, alors qu'ailleurs des bombardements ont eu lieu. L'armée a elle tiré à Damas des gaz lacrymogènes sur des obsèques transformées en rassemblement monstre contre le régime, faisant plusieurs blessés.

Trois personnes ont encore été tuées dans la nuit de samedi à dimanche par une explosion et des tirs dans la région de Damas, selon une ONG, au moment où les autorités syriennes ont annoncé avoir achevé "les derniers préparatifs" des élections qu'elles présentent comme cruciales pour bâtir "la nouvelle Syrie".

Plan de Kofi Annan "violé"

Les forces du régime continuaient par ailleurs de bombarder les régions rebelles, comme la province de Homs (centre), où elles ont pilonné dimanche le village d'Arida, "blessant plusieurs personnes et détruisant des maisons", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

A Deir Ezzor (est), les soldats syriens, appuyés par des transports de troupes et de blindés, ont procédé à des perquisitions et arrestations dans la ville d'Al-Qourié. Pour l'opposition, le régime "viole" les clauses du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan et se trouve derrière les explosions meurtrières à la bombe, qui se sont multipliées ces temps.

Les autorités syriennes organisent lundi des législatives, premier scrutin "multipartite", depuis l'abolition par référendum en février de l'article 8 de la Constitution sur la primauté du parti Baas.

ATS