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Les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont entre les mains une nouvelle version du projet de résolution sur la Syrie. Le texte fait des concessions à la Russie, dans l'espoir de lever son blocage, ont indiqué des diplomates jeudi.

La nouvelle mouture, élaborée à la suite des négociations de mercredi entre les ambassadeurs des 15 pays membres, ne donne plus le détail du processus de transition démocratique décidé par la Ligue arabe en janvier dans son plan de règlement de la crise syrienne.

Plusieurs concessions

La résolution "soutient la décision de la Ligue arabe du 22 janvier". Mais le texte ne mentionne plus le transfert des pouvoirs du président Bachar al-Assad à son vice-président.

La Russie, ainsi que l'Inde notamment, insistaient depuis le début de la négociation pour que le Conseil ne préjuge pas de l'issue d'une transition démocratique en Syrie en demandant a priori que le président Assad cède le pouvoir.

Le texte abandonne aussi la référence aux sanctions économiques décidées par la Ligue arabe contre Damas en novembre 2011, ainsi qu'un paragraphe où le Conseil s'inquiétait des ventes d'armes à la Syrie, que Moscou souhaite poursuivre.

La Russie n'a pas encore donné sa réaction au nouveau texte, qui a été transmis aux capitales pour examen. Jusqu'à présent, Moscou s'est montré inflexible, son représentant à l'ONU Vitali Tchourkine menaçant même d'un veto russe si le Conseil votait sur "un texte que nous considèrerons comme erroné".

30e anniversaire

En Syrie, l'armée a bloqué jeudi l'accès à toutes les places de la ville de Hama. Des habitants ont répandu sur le sol de la peinture rouge, symbole de sang, pour commémorer le 30e anniversaire d'un soulèvement dans cette ville, réprimé par le père de l'actuel chef d'Etat Bachar al Assad.

Le massacre de Hama a fait entre 10'000 et 40'000 morts en février 1982. L'assaut avait été mené pendant 27 jours pour mater la révolte du mouvement interdit des Frères musulmans avait été ordonné par le président Hafez al-Assad.

ATS