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Les négociations du CICR avec les autorités et les opposants syriens se sont achevées une nouvelle fois dimanche sans accord pour évacuer les blessés. Parmi eux figurent deux journalistes occidentaux, bloqués à Homs toujours pilonnée par l'armée syrienne.

Dimanche, au moins 57 personnes ont été tuées dans des violences, en majorité des civils et principalement à Homs. En onze mois de révolte populaire, la répression du régime de Bachar al-Assad a fait plus de 7600 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Malgré les violences, les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident. Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et fermeront à 19H00, ont indiqué les médias officiels.

"Pluralisme politique"

Les quelque 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et supprime la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle. Il maintient toutefois de larges prérogatives au chef de l'Etat, comme celle de choisir le premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire.

L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.

"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.

Combats à Homs

Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr à Homs, la ville rebelle dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils, selon l'OSDH.

"Il y a des explosions partout, des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".

ATS