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Quelques heures après un bombardement sur Homs, qui a provoqué la mort de plus de 230 civils selon l'opposition syrienne, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à une résolution de l'ONU sur la Syrie. Les treize autres pays du Conseil de sécurité ont soutenu le texte.

La résolution des Occidentaux et des pays arabes visait à condamner les "violations continues" des droits de l'homme par le régime syrien de Bachar al-Assad et appelait à une transition démocratique.

L'ambassadeur russe à l'ONU a estimé que le projet constituait "un message déséquilibré aux (deux) parties". Moscou souhaitait notamment que l'opposition soit condamnée au même titre que le régime pour les violences.

6000 morts

Malgré dix mois de violences qui ont fait au moins 6000 morts selon les militants, l'ONU a été incapable jusqu'ici d'adopter une résolution sur la Syrie. Un précédent texte avait déjà été bloqué en octobre par Moscou et Pékin.

Des dizaines de femmes et d'enfants figurent parmi les 230 morts de l'épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011 en Syrie. Ils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi quand les forces du régime ont pilonné des quartiers résidentiels à Homs, selon l'opposition.

Démenti syrien

Il était difficile samedi de confirmer l'information de source indépendante en raison des fortes restrictions imposées à la presse étrangère dans le pays. Les chaînes arabes Al-Arabiya et Al-Jazira ont montré des dizaines de corps sans vie jonchant les rues de Homs.

Les autorités syriennes ont démenti tout bombardement sur la ville, surnommée "capitale de la révolution". Elles ont affirmé que les violences étaient dues à des "groupes armés".

Samedi encore, les forces du régime ont tiré sur une foule participant aux funérailles de victimes de la veille à Daraya près de Damas, faisant 12 morts et 30 blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Neuf autres civils, dont deux enfants, ont péri sous les balles des troupes, dans la région de Damas et à Idleb.

ATS