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Plus de 70 personnes ont péri lundi dans les violences en Syrie, selon une ONG syrienne de défense des droits de l'Homme. Il s'agit de l'une des journées les plus meurtrières depuis le début il y a huit mois de la contestation populaire contre le régime de Bachar Al-Assad.

Au total, 27 civils ont été tués par les forces de sécurité et 34 soldats et 12 déserteurs présumés sont morts lors d'accrochages armés. Un militant des droits de l'homme a dit craindre de voir le régime Assad "amplifier sa répression sanglante" contre les manifestants pro-démocratie, après la nouvelle position de la Ligue arabe qui a également menacé Damas de sanctions économiques.

Alors que la révolte entrait dans son 9e mois mardi, la violence a continué avec une attaque de déserteurs qui ont tué cinq militaires à Deraa (sud) et des accrochages à Idleb (nord-ouest) dans lesquels "14 soldats sont morts ou blessés", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Risque de guerre civile

Il n'est pas possible de confirmer ces bilans de source indépendante, les médias étrangers étant interdits de circuler librement en Syrie où la répression de la contestation a fait 3500 morts, selon l'ONU.

Outre les manifestations pacifiques appelant à la chute du régime, les accrochages armés entre déserteurs et soldats se sont multipliés depuis plus d'un mois, et le nombre de soldats tués a augmenté, faisant craindre à plusieurs observateurs que le pays ne sombre dans la guerre civile.

Régime syrien isolé

Le régime Assad se retrouve de plus en plus isolé après avoir été lâché par ses pairs arabes qui l'ont accusé de ne pas respecter ses engagements d'appliquer un plan arabe prévoyant le retrait des forces armées des villes et la libération des manifestants arrêtés.

Mercredi, une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères se tiendra à Rabat pour entériner cette décision votée le 12 novembre par 18 des 22 membres de la Ligue arabe.

ATS