Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Des centaines de milliers de Syriens sont descendus vendredi dans les rues de plusieurs villes du pays pour s'opposer au régime du président Bachar al Assad, rapportent des militants pro-démocratie. Les forces syriennes ont tué treize personnes.

Cette mobilisation massive est intervenue au lendemain du dépôt par la Russie au conseil de sécurité de l'ONU d'un projet de résolution évoquant le "recours disproportionné à la force par les autorités syriennes", une évolution notable dans le vocabulaire employé par Moscou sur ce sujet.

Les forces syriennes ont tué 13 personnes vendredi, ont rapporté des opposants. La majeure partie des victimes sont tombées à Homs, ville de plus d'un million d'habitants où, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé en Grande-Bretagne, 200'000 personnes ont manifesté.

Après les prières

Ces violences ont eu lieu après les prières de la mi-journée dans la ville de Deïr al Zour, dans l'Est, et à Homs, un foyer de l'opposition. A Homs, des images diffusées par la chaîne de télévision Al Djazira montrent un échafaud factice sur lequel ont été pendues cinq effigies, dont l'une représente Bachar al Assad.

Le nombre de manifestants n'a pu être vérifié, les autorités syriennes ayant expulsé du pays la plupart des journalistes indépendants. S'il est exact, il représenterait l'une des plus fortes mobilisations de ces dernières semaines.

Réactions au projet russe

Le projet de résolution déposée par la Russie a suscité vendredi des réactions divergentes. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a salué à Ankara le "pas important" que constituait la proposition russe ainsi que le "leadership" de la Turquie pour mettre la pression sur le régime de Bachar al-Assad.

"C'est un pas important de la Russie d'indiquer qu'elle est prête à travailler au sein des Nations unies à l'effort visant à accentuer la pression sur la Syrie", a déclaré le chef du Pentagone, tout en considérant cependant qu'il y avait encore "beaucoup de travail".

ATS