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Les forces du régime syrien ont tué jeudi quatre étudiants à Alep (nord) lorsqu'elles ont ouvert le feu à l'aube sur une manifestation réclamant sa chute. Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie a estimé que c'était à l'armée de faire le premier pas pour arrêter les violences.

Un militant sur place, Mohammad al-Halabi, a affirmé que "les forces de sécurité ont pénétré dans les dortoirs dans la matinée, expulsé les étudiants et jeté leurs affaires, mettant le feu à certaines chambres".

Vingt-huit étudiants ont été blessés, dont trois grièvement, a précisé le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Quelque 200 étudiants ont également été arrêtés.

Cours suspendus

L'Université d'Alep a annoncé la suspension des cours jusqu'au 13 mai sur son site Internet. Une mesure dictée par le fait que "ni la direction ni les forces de sécurité ne semblent en mesure de contrôler la situation" dans une université qui s'est fortement mobilisée contre le régime ces derniers mois, a indiqué l'OSDH.

Selon lui, les hommes de la sécurité sont "entrés en force car la mobilisation s'est intensifiée ces derniers temps au sein et à l'extérieur des campus". Il ajoute que si Alep, deuxième ville du pays et centre économique du nord, "ne s'est pas encore révoltée contre le régime, l'importance de ces événements va pousser les habitants à se solidariser avec les étudiants".

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays notamment à Damas, à Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et à Deir Ezzor (est), selon des militants.

Civils tués

Sept civils, dont une femme et un enfant, ont été par ailleurs tués par les troupes dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon l'OSDH, tandis qu'un civil, un soldat et un rebelle ont péri dans celle de Homs (centre).

L'AFP n'est pas en mesure de vérifier ces bilans et ces informations en raison des restrictions drastiques imposées par les autorités aux médias.

ATS