Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les Forces démocratiques syriennes, composées de milices kurdes et de combattants arabes, ont progressivement repris près de 90% de la ville de Raqa (archives).

KEYSTONE/AP/HUSSEIN MALLA

(sda-ats)

Le groupe Etat islamique (EI) est sur le point d'être vaincu à Raqa. La libération complète de la ville, capitale des djihadistes en Syrie, est imminente. Un convoi devait quitter la ville dès samedi soir pour évacuer des combattants de l'EI et des otages.

Des djihadistes, syriens et étrangers, sont concernés par l'accord d'évacuation conclu samedi, a précisé Omar Allouche, un haut responsable du Conseil civil de Raqa. Cette administration locale liée aux Forces démocratiques syriennes (FDS) était en charge de mener les négociations, avec l'aide de chefs tribaux.

M. Allouch a précisé que les djihadistes emmèneraient avec eux 400 civils qu'ils retiennent en otage dans un hôpital transformé en forteresse. Les chefs tribaux ont dit vouloir éviter un "bain de sang" lors de l'assaut contre le dernier réduit de l'EI.

La crainte du retour

La coalition internationale emmenée par Washington, qui soutient les combattants antidjihadistes engagés dans la bataille, avait auparavant annoncé le départ d'un "convoi" de Raqa après un accord d'évacuation. Elle n'évoquait pas le sort des djihadistes syriens et assurait que les combattants étrangers seraient exclus de l'accord.

Mais Omar Allouche a bien indiqué que "les combattants étrangers faisaient partie de l'accord". "Le communiqué de la coalition dit quelque chose, mais la réalité est autre", a affirmé M. Allouche. D'après lui, jusqu'à 500 djihadistes au total, des Syriens et des étrangers, pourraient être encore retranchés dans Raqa.

Plusieurs pays occidentaux craignent que la démobilisation de l'EI en Syrie et en Irak n'entraîne un retour dans leur pays des djihadistes, qui pourraient constituer un danger.

Redditions et victoire imminente

Trois ans après sa fulgurante ascension en Irak et en Syrie, l'EI se trouve acculé dans ses derniers fiefs et voit son "califat" autoproclamé en 2014 s'écrouler face aux offensives soutenues par les Etats-Unis ou la Russie. Les djihadistes ont perdu samedi le fief de Mayadine, dans la province de Deir Ezzor (est), face à une offensive du régime syrien soutenue par l'aviation russe.

A Raqa, cela fait plusieurs semaines qu'ils ne contrôlent plus que quelques réduits, alors que les FDS, dont les milices kurdes (YPG) sont la colonne vertébrale, ont progressivement repris près de 90% de la ville. Signe de la défaite imminente des djihadistes, la coalition sous commandement américain a annoncé qu'une centaine d'entre eux s'étaient rendus au cours des dernières 24 heures.

"Nous ne pouvons pas fournir une date pour savoir quand l'Etat islamique sera complètement vaincu à Raqa", a souligné la coalition. Les YPG se sont montrées, elles, plus optimistes quant à l'imminence de la défaite de l'EI dans son dernier bastion en Syrie.

"Les combats se poursuivent dans la ville de Raqa. Daech est sur le point d'être vaincu. La ville devrait être libérée aujourd'hui ou demain", a déclaré Nouri Mahmoud, porte-parole des YPG, joint par téléphone.

Quelque 1500 civils ont pu fuir cette semaine en vertu d'une trêve tacite accompagnant les discussions, selon la coalition. Elle avait parlé jeudi d'environ 4000 civils encore présents à Raqa.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS