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Les Européens et la Russie ont soumis vendredi à leurs partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU deux projets rivaux de résolution sur le déploiement d'une mission d'observateurs en Syrie. Seul le texte russe était pour l'instant "en discussion" entre les diplomates des 15 pays membres, a indiqué un diplomate russe.

Les deux textes, dont l'AFP a obtenu copie, autorisent le déploiement pour une période initiale de trois mois de 300 observateurs militaires de l'ONU non armés, afin de superviser le cessez-le-feu et d'aider à faire appliquer le plan de paix du médiateur Kofi Annan. Mais seul le projet européen menace Damas de sanctions s'il ne retire pas ses forces de villes syriennes comme il l'avait promis à M. Annan.

Les deux textes demandent au gouvernement syrien des garanties pour que les observateurs puissent remplir leur mission, dont une "liberté totale, sans entraves et immédiate de circulation et d'accès". Ils réclament aussi que Damas respecte "de manière manifeste et totale" sa promesse de retirer ses troupes et ses armes lourdes des villes syriennes.

Selon le projet européen, le Conseil "exprime son intention (..) d'adopter des mesures prévues par l'article 41 de la Charte" de l'ONU, c'est-à-dire des sanctions, au cas où le gouvernement syrien ne respecterait pas cette promesse. Le projet russe ne mentionne pas cette menace.

Nouveaux morts

Le texte européen souligne aussi que les observateurs doivent "pouvoir utiliser de manière indépendante des moyens aériens", des hélicoptères notamment, et demande à Damas de donner "rapidement" son accord sur ce point.

Des milliers de Syriens manifestaient vendredi pour "défaire" le président Bachar al-Assad, remettant en question l'équipe d'observateurs internationaux déjà sur le terrain pour surveiller un cessez-le-feu fragile. Au moins treize civils ont perdu la vie.

Comme chaque vendredi depuis le début de la révolte populaire en mars 2011, les militants anti-régime avaient lancé sur leur page Facebook un appel à défiler.

ATS