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Staffan de Mistura ne s'alarme pas des déclarations du président syrien Bachar al-Assad qui a remis en cause les discussions prévues à Genève.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'émissaire de l'ONU sur la Syrie reste convaincu que le régime s'engagera dans les discussions de Genève prévues mardi. Contrairement à des déclarations de Bachar al-Assad, Staffan de Mistura ne considère pas que le processus d'Astana diminue les pourparlers.

Dans une interview à la télévision biélorusse ONT, le président syrien a dénoncé les prochaines négociations de Genève qui débutent mardi comme une "rencontre pour les médias". "Il n'y a rien de substantiel" a-t-il estimé en affirmant au contraire que le processus mené par la Russie, l'Iran et la Turquie à Astana, au Kazakhstan, était important.

L'accord signé il y a une dizaine de jours par Moscou et Téhéran, alliés du régime, et la Turquie, proche des rebelles, prévoit une désescalade entre gouvernement et rebelles dans quatre zones. Elles doivent être doublées de "zones de sécurité".

Devant la presse à Genève, M. de Mistura a affirmé lundi à nouveau qu'une désescalade ne peut être appliquée "sans un horizon politique". Il ne veut pas interférer dans le processus d'Astana et "au contraire" le favoriser.

Evacuation de trois zones de Damas

Mais l'émissaire ne s'alarme pas sur les affirmations du gouvernement syrien. "Sa délégation est arrivée" et elle est résolue à "travailler", a-t-il affirmé. Il se demande pourquoi le président syrien enverrait "15 à 18 personnes" s'il n'était pas "intéressé et potentiellement impliqué dans le processus politique".

De retour d'une brève mission à Damas, son adjoint Ramzy Ezzeldin Ramzy s'est voulu convaincu que "le gouvernement aura le type d'attitude que nous attendons". Le régime s'est engagé à examiner toutes les propositions qui seront lancées.

Autre facteur à prendre en compte, l'armée syrienne avait toujours plus face aux rebelles. Elle a quasiment repris le contrôle de l'ensemble de Damas. Les rebelles ont été évacués récemment des zones de Barzé, Techrine et Qaboun qu'ils contrôlaient.

"Tout ce qui se passe sur le terrain a un impact" sur les discussions politiques à Genève, a reconnu M. de Mistura. Mais il ne commente pas davantage les conséquences de cette reprise sur les pourparlers de mardi.

Millions de réfugiés

Il ne souhaite pas fixer une attente à cette série de discussions à Genève prévue de mardi à vendredi ou samedi. Les pourparlers indirects seront plus proactifs et "des points particuliers" des "quatre paniers" seront abordés.

Le gouvernement et l'opposition, notamment le Haut Comité pour les négociations (HCN), doivent discuter d'un gouvernement de transition, d'une nouvelle Constitution, d'élections contrôlées par l'ONU et de la lutte contre le terrorisme. M. de Mistura prévoit déjà une autre série de négociations pendant le ramadan qui débute fin mai, sans davantage de précision.

Par ailleurs, il se dit "encouragé" par l'engagement croissant américain pour la réduction des violences en Syrie et l'application de la résolution 2254 de l'ONU. Mais les Etats-Unis ont largement diminué ces derniers mois leur implication politique pour armer les Kurdes qu'ils appuient dans la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI).

Au total, 13,5 millions ont besoin d'assistance en Syrie et cinq millions de personnes sont réfugiées dans la région. En six ans, le conflit a fait plus de 320'000 victimes.

Raid meurtrier

Sur le terrain, des raids menés par la coalition internationale conduite par Washington ont touché lundi à l'aube la ville de Boukamal, fief syrien du groupe Etat islamique (EI) près de la frontière irakienne. Elles ont tué au moins 23 civils et fait "des dizaines de blessés", selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

D'après les informations de l'OSDH, les raids ont visé "à 03H00 du matin une zone résidentielle à Boukamal alors que les gens dormaient, d'où le bilan élevé", a précisé M. Abdel Rahmane. Il a précisé l'EI "avait transformé des appartements dans cette zone en QG".

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ATS