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La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a dénoncé vendredi la mort de plus de cent personnes supplémentaires en Syrie ces dix derniers jours. Le bilan des violences depuis le mois de mars dépasse désormais les 3000 morts, a-t-elle affirmé.

La Haut Commissaire a demandé à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates pour protéger la population syrienne d'une répression "dévastatrice" et "sans pitié".

"Le nombre des personnes tuées depuis le début des violences en mars a dépassé désormais les 3000, dont au moins 187 enfants. Plus de cent personnes ont été tuées au cours des dix derniers jours. En outre, des milliers d'autres ont été arrêtées, détenues, ont disparu et ont été torturées", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

"Comme davantage de membres des forces armées refusent d'attaquer les civils et changent de camp, la crise montre déjà des signes préoccupants d'évolution vers une guerre civile totale", a-t-elle expliqué.

"Crimes contre l'humanité"

"Depuis le début du soulèvement, les autorités ont de manière persistante fait un usage excessif de la force pour écraser des manifestations pacifiques", a encore ajouté la Haut Commissaire.

"Des francs-tireurs sur les toits, l'utilisation d'armes à feu contre les manifestants, le bombardement de zones résidentielles sont devenus de la routine dans beaucoup de villes syriennes", a-t-elle en outre précisé.

Elle a rappelé qu'elle avait dénoncé en août déjà "des allégations crédibles de crimes contre l'humanité en Syrie" et demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de soumettre le cas de la Syrie à la Cour pénale internationale (CPI). Navi Pillay a aussi critiqué le fait que Damas a refusé de coopérer avec les missions d'enquête du Conseil des droits de l'homme.

ATS