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La région de la Ghouta orientale où se trouve la ville d'Harasta a longtemps été une place forte de factions rebelles. Mais les forces gouvernementales ont fait une avancée significative dans cette zone, en dépit du cessez-le-feu en vigueur dans le pays depuis le 30 décembre (image symbolique).

KEYSTONE/EPA SANA/SANA HANDOUT

(sda-ats)

Un général syrien et huit soldats ont été tués mardi soir près de Damas, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ils ont perdu la vie lors de l'explosion d'un tunnel.

"L'explosion a tué un officier du grade de général et huit autres membres des forces du régime, et fait plusieurs blessés", a déclaré le responsable de l'OSDH, Rami Abdel Rahman.

Selon l'OSDH, des rebelles avaient posé des explosifs dans un tunnel dans la ville de Harasta, au nord-est de Damas. L'explosion a touché le service des transports automobiles de la ville, où le groupe de militaires se trouvait.

"Le bâtiment s'est effondré et il y a encore 15 personnes dont on est sans nouvelles", a déclaré Abdel Rahman à l'AFP. Et de souligner que le bilan était susceptible de s'alourdir, certains des blessés étant grièvement atteints.

L'agence d'Etat syrienne SANA n'avait pas fait mention de l'explosion mardi soir.

La région de la Ghouta orientale où se trouve la ville d'Harasta a longtemps été une place forte de factions rebelles, notamment de la puissante Jaish al-Islam. Mais les forces gouvernementales ont fait une avancée significative dans cette zone, en dépit du cessez-le-feu en vigueur dans le pays depuis le 30 décembre.

Mardi, les soldats du régime ont pris le contrôle de dizaines de champs qui étaient tenus par des groupes rebelles dans la Ghouta orientale. Ils ont tiré des roquettes en direction de zones tenues par l'opposition à Harasta.

Trêve

Plus de 310'000 personnes ont été tuées en Syrie depuis que le conflit a commencé en mars 2011 avec la répression de manifestations antigouvernementales. La violence a par la suite attiré des groupes djihadistes comme le groupe Etat islamique (EI), alors que la Syrie devenait le terrain de l'implication de puissances mondiales.

En décembre dernier, la Turquie et la Russie ont négocié une trêve qui a dans un premier temps entraîné une baisse de la violence dans le pays. Mais les combats ont repris ces dernières semaines, y compris autour de Damas et plus au nord dans la région d'Alep.

Des frappes aériennes sur le village de Kafr Halab mardi ont fait trois morts et plusieurs blessés parmi les habitants, selon l'OSDH, qui dispose d'un réseau d'informateurs dans le pays.

ATS

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