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Des délégués du Croissant-Rouge syrien et l'envoyée humanitaire des Nations unies Valerie Amos sont entrés mercredi dans Baba Amr, le quartier de Homs bombardé pendant près d'un mois par les forces gouvernementales. Sur le terrain l'armée se rapprochait d'Idleb.

"Mme Amos est entrée dans Baba Amr avec l'équipe du Croissant Rouge. Ils y sont restés environ 45 minutes et ont découvert que la plupart des habitants avaient quitté le quartier pour des secteurs déjà visités par le CICR et le Croissant Rouge la semaine dernière", a déclaré à Genève le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Hicham Hassan.

Valerie Amos s'est entretenue à Damas avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avant de se rendre à Homs. La responsable des opérations humanitaires de l'ONU tente d'obtenir un accès humanitaire "sans entrave" aux populations touchées par les violences.

Walid Mouallem lui a assuré que les autorités tentaient de faire parvenir des vivres et des médicaments à la population civile malgré le poids des "sanctions internationales injustes" qui frappent la Syrie.

Massacre craint à Idleb

Sur le terrain, la répression a fait de nouvelles victimes, notamment dans les provinces d'Alep et d'Idleb, où sept personnes ont été tuées par balles, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Quatre personnes ont été abattues dans la ville de Homs, deux dans la province de Deraa (sud), tandis que cinq déserteurs ont été abattus dans la province de Hama (centre).

Selon le Conseil national syrien (CNS), la plus importante coalition de l'opposition, 42 chars et 131 véhicules transportant des troupes se dirigent vers la province d'Idleb, située près de la frontière turque.

Un grand nombre de combattants de l'Armée syrienne libre (ASL) se trouvent dans la ville d'Idleb. Celle-ci pourrait devenir après Homs le prochain front où s'affronteront rebelles et armée régulière.

Le CNS a appelé "la communauté internationale, la Ligue arabe et les organisations internationales à agir de manière urgente à tous les niveaux afin d'éviter la réédition du massacre de Baba Amr".

ATS