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Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit mardi résolu à combattre le "terrorisme", au moment où les troupes lançaient des assauts sur plusieurs villes. Des combats ont eu lieu notamment à la frontière avec le Liban où des milliers de civils fuyant les violences ont trouvé refuge.

L'annonce de Bachar al-Assad est intervenue à la veille de l'arrivée dans le pays de la responsable des opérations humanitaires de l'ONU Valerie Amos pour tenter d'obtenir un accès humanitaire "sans entrave".

Dans la matinée, l'armée a bombardé un pont par lequel transite la majorité des réfugiés et blessés vers le Liban voisin, le rendant impraticable, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) sans faire état de victimes.

Quelque 2000 réfugiés ont afflué au Liban depuis ce week-end, d'après le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui a recensé 7058 réfugiés syriens au Liban depuis le début de la révolte il y a un an.

Neuf tués

L'OSDH a en outre rapporté d'autres violences, qui ont fait neuf tués à travers le pays. Des chars et transports de troupes blindés ont "pris d'assaut la ville de Hirak" dans la province de Deraa, berceau méridional de la contestation.

Une fillette y a été abattue et cinq soldats ont péri dans de violents combats contre l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe notamment des déserteurs), a précisé l'organisation, dénonçant un pilonnage à l'artillerie lourde de maisons et de mosquées.

Dans la province d'Idleb (nord-ouest), trois personnes ont été tuées par les militaires et dans la province de Hama (centre), des blindés "assiègent la localité de Tibet al-Imam".

Après la prise jeudi de Baba Amr, quartier rebelle de Homs (centre) dévasté par un mois de bombardements, les forces du régime assaillent désormais d'autres bastions de l'ASL dans cette région, notamment Rastane (à 20 km de Homs), déclarée ville "libre" le 5 février et régulièrement pilonnée depuis.

L'Espagne a de son côté annoncé mardi qu'elle suspendait ses activités diplomatiques en Syrie, près d'un mois après avoir rappelé son ambassadeur dans ce pays.

ATS