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L'Iran a souhaité dimanche une reprise rapide des négociations nucléaires avec les grandes puissances. Dans le même temps, Téhéran a annoncé l'arrêt de ses ventes de pétrole à la France et la Grande-Bretagne dans un geste symbolique répondant aux récentes sanctions européennes.

Cette mesure, plutôt symbolique, ne devrait pas affecter directement ces deux pays. La France n'a reçu en 2011 quelque 58'000 barils de pétrole par jour de l'Iran - à peine 3% de sa consommation -, essentiellement en paiement de reliquats de contrats anciens dus à Total, alors que la Grande-Bretagne a pratiquement cessé ses achats.

Elle sonne en revanche comme une mise en garde à quelques gros clients européens, essentiellement l'Italie, la Grèce et l'Espagne, auxquels Téhéran a déjà menacé de cesser ses livraisons de brut en réponse à l'embargo décidé par l'UE. Deuxième pays de l'Opep, l'Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte environ 2,5 millions, dont moins de 20% vers l'Europe et plus de 70% vers l'Asie.

Téhéran "souhaite une reprise rapide des négociations et attend la réponse" des puissances du groupe 5+1, qui comprend les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne à la lettre envoyée mercredi par le négociateur nucléaire iranien Saïd Jalili à Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.

ATS