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Taïwan souhaiterait une rencontre avec le président de la Confédération Alain Berset pour parler du blocage chinois contre sa participation à l'Assemblée mondiale de la santé à Genève.

KEYSTONE/EPA/DAVID CHANG

(sda-ats)

Le gouvernement taïwanais souhaiterait recevoir du soutien de la Suisse face au blocage chinois sur sa participation à l'Assemblée mondiale de la santé. Accusant Pékin de placer la politique avant la santé, et l'OMS de lui céder, il multiplie les rencontres à Genève.

"Il serait agréable si le gouvernement suisse pouvait nous apporter son soutien entier, en défendant des valeurs démocratiques et la santé pour tous", déclare dans un entretien à l'ats le ministre taïwanais de la santé Chen Shih-Chung. "Et pour garantir que le droit à la santé des 23 millions de Taïwanais ne soit pas affecté".

Pékin a refusé pour la seconde année consécutive son accord donné depuis 2009 qui autorisait l'île, membre ni de l'ONU ni de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à assister en observatrice à l'Assemblée mondiale de la santé (AMS). En cause, la politique de la présidente taïwanaise depuis 2016, Tsai Ing-Wen, qui ne reconnaît pas le principe de la Chine unique.

Taïwan a reçu le soutien de ses alliés et notamment de près de 180 parlementaires américains. "La politique est la politique. Et la santé est la santé. C'est un droit de l'homme fondamental" qui dépasse les frontières, déplore M. Chen qui estime "regrettable" la décision chinoise.

"N'oubliez pas les Taïwanais" dans l'objectif de la santé pour tous, dit-il aux 197 Etats membres de l'OMS. Selon lui, "la colère grandit dans la société" taïwanaise face à l'attitude chinoise.

Pas de rencontre avec Berset

Taïwan est prête à protéger le quotidien de ses citoyens si la situation devait se détériorer. "Nous nous lèverions assurément contre tout ce qui endommagerait le bien-être" dans ce pays, laisse entendre le ministre. Et il ne peut également pas affirmer que la présidente Tsai ne proclamera jamais officiellement l'indépendance de son pays.

"Comme Taïwan est une société démocratique, l'avenir de la nation sera décidé par nos citoyens", se contente-t-il d'affirmer. "Tout pays qui défend les droits de l'homme honorera et soutiendra cette décision", dit-il.

En Suisse, il explique s'être entretenu avec des parlementaires, des représentants du secteur privé, dont il a pu "sentir le soutien", et des universitaires genevois. D'autres discussions avec un certain nombre de ses homologues doivent suivre en marge de l'AMS.

Mais pas avec Alain Berset. Etant donné que la Suisse se conforme au scénario de la Chine unique. Cette rencontre aurait pourtant ravi M. Chen. Alain Berset avait répondu à une question parlementaire que le Conseil fédéral est favorable à un compromis et qu'il s'efforce de relayer cette position de "manière appropriée".

Appel au dialogue avec Pékin

S'il souhaite un dialogue "sans précondition politique" avec Pékin, M. Chen ne se fait pas trop d'illusions. "Ce sera un long et lent processus", admet-il. "Mais plus tôt nous pourrons être associés à l'AMS, mieux ce sera pour tout le monde", ainsi que pour la garantie des droits de l'homme, ajoute-t-il.

D'autant plus que Taïwan revendique sa part dans les avancées et la collaboration sur la santé mondiale. L'île a apporté une assistance médicale, notamment contre les maladies non transmissibles, dans certains pays, se félicite M. Chen. Elle garantit encore une couverture maladie de 99,9% de la population, mais aussi des étrangers en visite, au travers d'une assurance publique qui coûte seulement, selon lui, un peu plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).

Celle-ci peut être utile pour des pays aux ressources limitées. "Même ceux qui ne paient pas" leur contribution sont pris en charge parce qu'ils ont droit à la santé, insiste le ministre. Seuls les Taïwanais qui vivent en dehors du pays et les immigrants illégaux ne bénéficient pas de cette assurance.

Au total, les dépenses nationales de santé atteignent 6,3%. Et Taïwan a également "toujours fait sa part" pour le contrôle des maladies. Elle a toujours partagé rapidement ses données avec l'OMS et les pays dont des ressortissants étaient concernés par des épidémies sur l'île ou des mutations de virus, selon le ministre. Contrairement à la Chine, conclut M. Chen.

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ATS