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Tariq Ramadan, hospitalisé, doit quitter sa cellule

L'intellectuel genevois souffre de sclérose en plaques (archives).

KEYSTONE/AP/MICHEL SPINGLER

(sda-ats)

Tariq Ramadan, inculpé et en détention provisoire pour viols en France, a été hospitalisé vendredi, a annoncé son comité de soutien. L'intellectuel genevois souffre de sclérose en plaques.

Le théologien suisse est détenu à Fleury-Mérogis, en région parisienne, depuis son inculpation le 2 février. Jeudi, la cour d'appel de Paris, qui examinait le recours qu'il a formé contre son placement en détention provisoire, a ordonné une expertise médicale indépendante et renvoyé sa décision au 22 février sur une éventuelle remise en liberté.

S'appuyant sur un premier examen médical sommaire établi mardi, les avocats de Tariq Ramadan soutiennent que l'état de santé de leur client, qui est arrivé en ambulance à l'audience de jeudi, n'est pas "compatible avec un maintien en détention".

"Son état de santé s'aggrave, d'autant plus que les juges ont refusé hier encore de délivrer un permis de visite à sa femme et à ses enfants", a indiqué samedi une personne de son entourage. Une source proche du dossier a confirmé son hospitalisation.

"Ce patient présente deux pathologies graves pour lesquelles il bénéficie d'un traitement quotidien", indique, sans les nommer, le certificat médical dont a eu connaissance l'AFP. Le médecin affirme que, "depuis son arrivée ce patient présente des douleurs insupportables des membres inférieurs avec des troubles sensitifs permanents" et que les traitements disponibles dans la prison sont insuffisants.

Inculpé pour viols

L'islamologue controversé a été inculpé pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d'instruction. Début février, la justice a ordonné sa détention provisoire, craignant une fuite à l'étranger ou d'éventuelles pressions sur les plaignantes ou d'autres femmes qui ont témoigné sous X lors de l'enquête préliminaire.

Depuis le début de cette affaire, qui a suscité de vifs débats en France entre partisans et détracteurs de cette figure musulmane, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits d'une grande violence qui auraient eu lieu le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.

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