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Papeete - Le chef de file des indépendantistes, Oscar Temaru, a été élu vendredi à la présidence de l'assemblée de Polynésie française. Il a tiré profit des divisions au sein du camp autonomiste.
Oscar Temaru a été élu au troisième tour de scrutin avec 30 voix sur 57, contre 20 à l'autonomiste Jean-Christophe Bouissou et sept votes blanc.
Son élection à la tête de l'organe législatif ouvre une nouvelle période de cohabitation dans ce territoire d'outre-mer que préside l'autonomiste Gaston Tong Sang et dont les institutions sont minées par une instabilité chronique.
Soutenu par l'Alliance autonomiste du président de l'exécutif, Gaston Flosse semblait en passe de remporter cette élection mais de nombreux élus autonomistes lui ont fait barrage et ont préféré se ranger derrière l'autonomiste Jean-Christophe Bouissou du Ia Ora Te Fenua.
Déjà condamné pour affaire portant sur 14 cas d'emplois fictifs, le sénateur Gaston Flosse, 79 ans, est inculpé dans une affaire de corruption qui lui a valu de passer trois semaines en détention provisoire en décembre dernier.
Au premier tour de scrutin, Gaston Flosse a obtenu 12 voix et a été devancé par Oscar Temaru (23 voix) et Jean-Christophe Bouissou (19 voix). Ce résultat a provoqué la colère de Gaston Tong Sang, qui a annoncé dans la foulée avoir écrit au président Nicolas Sarkozy pour demander la dissolution de l'assemblée.
"A situation exceptionnelle, décision exceptionnelle. On ne peut plus gérer le pays", avait-il dit à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, avant le deuxième tour.
Ce deuxième tour ayant accouché de résultats quasi similaires, un troisième tour opposant les deux candidats ayant obtenu le plus de suffrages a dû être organisé.
Avec l'appui des autonomistes qui avaient voté pour Gaston Flosse, Oscar Temaru l'a emporté malgré la présence minoritaire de son mouvement UDSP dans l'enceinte législative et s'est dit résolu à travailler au rassemblement du territoire.
"Il est indispensable de ramener la sérénité dans cette enceinte. Il faut travailler ensemble, et rassembler toutes les forces", a-t-il dit après son élection.
L'instabilité mine depuis de longues années la vie politique de la Polynésie française et Nicolas Sarkozy avait déclaré en janvier dernier vouloir y modifier le mode de scrutin afin d'éviter des situations de blocage.
L'année 2009 a vu se succéder trois présidents et se former quatre configurations d'alliance.
Les élus locaux sont coutumiers des changements de camps, des alliances ou accords. Les discussions pour désigner les candidats, jeudi, en ont témoigné et la presse locale a dénoncé vendredi les manoeuvres observées à la veille du scrutin.
Gaston Tong Sang a de son côté déploré "l'inconscience" des parlementaires après le premier tour de scrutin.
"La majorité et le To Tatou Ai'A (son propre parti, ndlr) ont tout fait pour que l'assemblée retrouve une majorité, mais notre message n'a pas été entendu", a-t-il dit.

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ATS