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Certaines entreprises sont progressistes dans leurs achats de tenues de travail, d'autres manquent de transparence, estiment la Déclaration de Berne (DB) et l'organisation Campagne Clean Clothes (CCC). Elles ont mené une étude sur le coût social à l'étranger de la fabrication des uniformes suisses.

Le marché des tenues de travail reste "opaque" étant donné qu'il est très difficile de savoir où et dans quelles conditions les vêtements sont conçus, font remarquer les deux organisations dans un communiqué publié mercredi à Lausanne. Toutes deux se battent pour des salaires équitables aux ouvriers étrangers et pour que ces derniers évoluent dans des conditions de travail acceptables.

Elles considèrent qu'environ deux millions de personnes en Suisse portent des tenues de travail, soit près de 50% de la population active. Un nombre important d'entre elles travaillent pour la Confédération, les cantons ou les communes.

"Notre échantillon comprend notamment les entreprises emblématiques du secteur public achetant de hauts volumes de textile produits à l'étranger", indique à l'ats Géraldine Viret, responsable communication de la DB.

Critères sociaux

"Une grande partie des 27 centrales d'achat publiques et 10 privées que nous avons interrogées ont coopéré, mais leurs réponses au questionnaire montrent que quelques-unes n'ont pas intégré pleinement des critères sociaux dans leurs pratiques d'approvisionnement", souligne-t-elle.

Dans leur communiqué, elles présentent le cas macédonien, où une couturière ne gagne que 122 francs par mois, dans un pays où selon l'Office fédéral de la statistique, les dépenses usuelles s'élèveraient en moyenne à 600 francs par mois. En raison de ses bas salaires et de sa proximité géographique, la Macédoine serait le principal lieu de production des tenues de travail suisses.

La loi fédérale fait l'objet d'un processus de révision, en suspens, mais qui devrait aboutir en 2012, précise Mme Viret. En cas de renforcement de ses critères, la Suisse aurait les moyens d'intégrer des exigences sociales claires dans sa politique d'achat.

ATS