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La menace terroriste demeure élevée en Suisse. Pour lutter contre la radicalisation, la Confédération mise sur la prévention dans les cantons et communes, en parallèle aux mesures de sécurité. Les institutions éducatives et familiales jouent un rôle primordial.

La radicalisation est un phénomène social qui dépasse largement le champ d’action des autorités de sécurité. Elle s’inscrit au carrefour de processus psychologiques et d’une logique idéologique, explique lundi l'Office fédéral de la police (fedpol) dans un rapport de la task force fédérale TETRA sur le terrorisme.

Le phénomène emprunte plusieurs voies, comme les réseaux sociaux, des groupes religieux, la famille ou l'école, touchant particulièrement les personnes en rupture avec la société.

Pour cette raison, il est important d'ancrer les projets au niveau local et dans la société civile, relèvent les auteurs du rapport. Les amis et les enseignants sont souvent les premiers à remarquer la descente aux enfers d'un jeune. Ils sont aussi les derniers avec lesquels il a des contacts.

Expériences locales

A ce titre, les cantons et les communes jouent un rôle capital, comme l'a montré le programme de prévention "Les jeunes et la violence", lancé par la Confédération en 2010. Celui-ci prend fin cette année, mais il a permis de mettre en place des projets efficaces, dont chaque canton pourra s'inspirer.

La Ville de Berne propose par exemple un service de consultation destiné aux familles. D'autres cantons misent sur la sensibilisation au sein de la police, dans les prisons ou auprès de personnes travaillant dans le domaine de l'immigration ou de la population.

La task force juge inutile de créer de nouvelles structures au niveau fédéral. "On doit renforcer celles déjà en place, améliorer la coordination et augmenter les échanges d'informations", a précisé Nicoletta della Valle, directrice de fedpol, lors de la conférence de presse.

Dans cette logique, l'idée d'une ligne téléphonique nationale de conseils a été abandonnée. Exit aussi une hotline permettant aux citoyens de signaler d'éventuels extrémistes violents. Les appels spontanés venant de la population sont déjà traités de manière efficace par les polices cantonales et municipales, selon la task force.

Empêcher les départs

Des mesures de sécurité sont cependant nécessaires car la menace terroriste en Suisse "demeure élevée". Le pays n'est pas une cible privilégiée des terroristes, mais les "départs à motivation djihadiste", en particulier vers l'Irak et la Syrie, sont préoccupants.

En octobre 2015, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) recensait 40 cas confirmés de déplacements dans des zones de conflit, soit dix de plus (+33%) par rapport à février 2015. Sept autres ont quitté les zones de conflit et, pour certains, sont revenus en Suisse. Le SRC dispose en plus de certains indices concernant 31 autres cas non confirmés de candidats au djihad partis de Suisse.

Face à l'ampleur de ces départs, le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de justice et police d'évaluer s'il y a lieu de renforcer les mesures policières préventives visant à empêcher un terroriste présumé à quitter le territoire suisse.

Actuellement, une procédure pénale doit être en cours pour pouvoir empêcher un potentiel candidat au djihad de partir. Une vingtaine de cas font l’objet d’une telle instruction.

Et qui dit départ, dit potentiel retour. Or quand ces combattants reviennent, ils constituent une menace pour la sécurité intérieure du pays.

La resocialisation de ces personnes probablement traumatisées est fondamentale. Elle "nécessite des interventions qui réduisent et éliminent la menace". Ces interventions doivent encore être développées ou même créées, observe la task force.

Agir sur place

Pour réduire le risque terroriste, il faut aussi agir dans les pays où se forment et prolifèrent les combattants, comme la Syrie, l'Irak ou l'Afghanistan. La Suisse a déjà contribué à hauteur de 5 millions de francs sur cinq ans à la prévention du terrorisme dans ces pays, selon Yves Rossier.

Le Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères a aussi souligné le rôle central des femmes: "Là où elles font partie intégrante de la société, comme en Tunisie, le risque de dérive terroriste se réduit".

Flux de réfugiés

Quant au flux de réfugiés arrivés cet été en Europe, rien n'indique pour l'heure que des terroristes se cachent parmi eux, a ajouté Markus Seiler, directeur des services de renseignement. "Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de menace".

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ATS