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Les trois suspects avaient été engagés par des entreprises chinoises pour augmenter la popularité de leurs produits (archives).

KEYSTONE/AP/JEFF CHIU

(sda-ats)

Trois Chinois ont été arrêtés en Thaïlande, soupçonnés de diriger une "ferme à clic" qui générait du trafic sur les réseaux sociaux chinois pour doper certaines ventes à l'aide de 400'000 cartes SIM. Ils ont été placés en détention provisoire.

Le trio a été arrêté dimanche dans une province proche de la frontière cambodgienne dans une maison où plus 500 téléphones étaient branchés à un ordinateur. D'après la police, ils avaient été engagés par des entreprises chinoises pour "liker" des produits, notamment des plantes médicinales, des bonbons et une compagnie de voyage.

"Ils ont été inculpés, car ils sont en Thaïlande avec des visas de tourisme. Ils n'avaient donc pas le droit de travailler sans permis. Ils sont aussi accusés de contrebande de marchandises", a expliqué un responsable des services de l'immigration thaïlandaise. Les suspects ont fini par attirer l'attention de la police, car ils ne sortaient que rarement du bâtiment et ne parlaient à personne.

Gonfler une popularité

Dans ces "fermes à clics", endroits bien souvent tenus secrets, des travailleurs passent leurs journées à gonfler la popularité d'un individu ou d'une entreprise contre rémunération.

L'Inde et les Philippines sont connues pour abriter ce genre d'endroit, qui permet de générer du trafic ainsi des revenus publicitaires supplémentaires pour le site fraudeur.

Les géants d'Internet sont sous pression sur cette question pour modifier leurs algorithmes qui laissent trop de place aux trafics générés par des robots ou dans les "fermes à clic".

Mais si Google et Facebook ont pris des mesures au cours des derniers mois pour freiner la propagation des fausses nouvelles et de la désinformation, qui ont pu influencer les électeurs lors de la présidentielle américaine de 2016, difficile de lutter contre ce faux trafic.

ATS

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