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Les habitants de Bangkok ont commencé jeudi à fuir la capitale thaïlandaise. Ils répondent à la menace d'une forte montée des eaux en raison des inondations dans le nord du pays.

La capitale de 12 millions d'habitants s'est longtemps préparée à recevoir les tombereaux d'eau qui inondent depuis des semaines une vaste région du nord et du centre du pays. Une masse qui descend inexorablement vers le Golfe de Thaïlande, force les digues et fait déborder fleuves et canaux.

Certains quartiers du centre de Bangkok, le long du fleuve Chao Phraya, étaient noyés jeudi. L'eau a notamment commencé à s'infiltrer dans l'enceinte du Palais royal, selon un photographe de l'AFP.

Larmes aux yeux

Plusieurs districts du nord sont aussi très inondés, dont celui de Don Mueang et son aéroport (vols intérieurs), fermé depuis mardi au trafic aérien mais d'où continue à travailler le Centre de coordination des secours (Froc) malgré une coupure d'électricité provoquée par l'explosion d'un transformateur.

"C'est une crise, car si nous essayons de résister à ce volume d'eau énorme, une force de la nature, nous de gagnerons pas", a insisté jeudi la Premier ministre Yingluck Shinawatra, une nouvelle fois les larmes aux yeux.

Exode vers le sud

Alors que le Froc a appelé mercredi soir la population à "réfléchir à évacuer vers d'autres lieux", bus, trains et routes étaient pris d'assaut, notamment en direction de Pattaya, Hua Hin ou Phuket, stations balnéaires du sud épargnées par les inondations.

"Toutes ces destinations sont bondées en raison des Thaïlandais qui ont quitté Bangkok", a indiqué à l'AFP le directeur adjoint de l'Autorité thaïlandaise du Tourisme Sansern Ngaorungsi.

Vols intérieurs très remplis

Les vols intérieurs en partance de l'aéroport international Suvarnabhumi, qui fonctionne normalement, sont également "très, très remplis".

Alors que de nombreux pays conseillent à leurs ressortissants d'éviter tout voyage non essentiel, les expatriés se sont joints à l'exode.

ATS