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Theresa May s'entretient avec la police sur les lieux du sinistre.

KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

Theresa May s'est rendue jeudi aux abords de la tour de 24 étages détruite par le feu dans la nuit de mardi à mercredi. Le sinistre a fait 17 morts et de nombreux disparus. La polémique enfle sur le revêtement utilisé pour rénover l'édifice récemment.

Les autorités ont prévenu que le bilan des victimes de l'incendie de la Grenfell Tower, dans le quartier de Kensington, risquait de s'alourdir encore.

Plus de deux cents pompiers et une quarantaine de camions d'intervention ont été mobilisés pour combattre le sinistre, dont la cause n'a toujours pas été déterminée.

Le feu a finalement été complètement éteint jeudi à 01h14, soit plus de 24 heures après le début de l'incendie. Soixante pompiers restaient encore sur place jeudi.

Familles entières disparues

Les appartements ont été détruits du deuxième au 24e et dernier étage. L'édifice de logements sociaux comptait 120 appartements au total.

Soixante-huit personnes étaient toujours hospitalisées mercredi soir, dont plusieurs dans un état critique, ont déclaré les services ambulanciers.

La cheffe des pompiers Danny Cotton a pour sa part déclaré jeudi qu'un "nombre indéterminé" de victimes se trouvaient toujours à l'intérieur de l'immeuble, et que les recherches prendraient "des semaines".

Ce serait un miracle de retrouver des vivants", a-t-elle ajouté sur la chaîne SkyNews, soulignant que la violence du feu et la chaleur laissaient peu de chance aux personnes qui n'ont pas pu s'échapper du brasier. Des familles entières n'ont pas donné signe de vie, certains évoquant des dizaines de personnes toujours portées disparues.

Revêtement en question

Pour le Dr Angus Law, spécialiste à l'université d'Edimbourg, il semblerait que "la nature du revêtement extérieur soit grandement responsable de la rapidité avec lequel le feu s'est propagé".

Salah Chebiouni, 45 ans, qui a réussi à sortir de l'immeuble à temps, a déclaré que cela sentait "le plastique brûlé" et déploré une rénovation à bas coûts: "Ça ressemblait à du métal. Je pensais qu'ils avaient fait quelque chose de bien. En fait, c'était du plastique".

La société Rydon, qui a procédé à la rénovation de près de 10 millions d'euros, a affirmé pour sa part qu'elle respectait "tous les contrôles obligatoires en matière de normes incendie et de règles de sécurité".

Carences dénoncées de longue date

David Collins, président de l'association des résidents de la tour jusqu'en octobre dernier, affirme qu'il avait réclamé à la municipalité, en vain, une enquête sur la sécurité de l'édifice. "90% des résidents ont signé une pétition fin 2015, se plaignant de la mauvaise gestion de l'entreprise responsable de la maintenance de l'immeuble", a-t-il souligné.

"Si les mêmes problèmes avaient été signalés dans un coin riche de Kensington et de Chelsea (quartiers cossus de Londres), on y aurait répondu. Mais ici, non. C'est une communauté multiethnique qui n'a jamais été écoutée par les personnes qui la représentent".

La Première ministre a annoncé qu'il y aurait une enquête pour déterminer les causes de cette "tragédie épouvantable". Gavin Barwell, son nouveau directeur de cabinet et ancien ministre du logement, est accusé par la presse de s'être assis sur un rapport vieux de plusieurs années sur le risque d'incendie dans des immeubles tels que la tour Grenfell.

Le sinistre vient frapper un pays déjà endeuillé par plusieurs attentats et a donné lieu à un mouvement de solidarité avec 480'000 livres (près de 594'000 francs) rassemblés jeudi matin en ligne en faveur des victimes, tandis que les dons de vêtements et de nourriture affluaient.

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ATS