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Rex Tillerson a exigé vendredi des alliés européens qu'ils "augmentent" leurs dépenses de défense.

KEYSTONE/AP/VIRGINIA MAYO

(sda-ats)

Pour ses premiers pas à l'Otan, le secrétaire d'Etat étasunien Rex Tillerson a exigé vendredi de ses alliés européens qu'ils dépensent plus pour leur défense afin de préserver le lien transatlantique. Il a aussi dénoncé l'agression russe en Ukraine et Europe de l'Est.

Le nouveau chef de la diplomatie américaine a assisté à Bruxelles à sa première réunion des ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Alliance atlantique. Les Européens s'inquiétent de l'avenir de leur sécurité collective depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, perçu comme un isolationniste.

Les Etats-Unis, première puissance militaire - avec un budget annuel que le président étasunien veut porter en 2018 à 639 milliards de dollars en réduisant celui de la diplomatie - assurent 68% des dépenses de défense cumulées des membres de l'Otan.

Depuis des années, donc avant l'arrivée à la Maison Blanche du républicain, Washington se plaint d'un déséquilibre dans le "partage du fardeau". A la suite de son prédécesseur démocrate Barack Obama, Donald Trump réclame que tous les pays de l'Alliance dépensent au moins 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) pour leur défense.

D'ici à 2024

Les Européens s'étaient engagés à tenir cet objectif en dix ans lors d'un sommet de l'Otan en 2014. A ce jour, seuls cinq pays y sont parvenus.

A son arrivée à Bruxelles, Rex Tillerson a aussitôt réclamé que l'Europe "augmente" ses dépenses et investissements militaires d'ici à 2024.

"Les alliés qui n'ont pas de programmes concrets pour dépenser 2% du PIB en matière de défense d'ici à 2024 doivent les mettre en place maintenant. Ceux qui ont un programme pour atteindre 2% doivent accélérer leurs efforts et produire des résultats", a martelé l'Américain.

Il a indiqué que les chefs d'Etat et de gouvernement devaient approuver cet objectif au cours de leur sommet avec le président Trump le 25 mai à Bruxelles. Il faut "que d'ici à la fin de l'année tous les alliés aient rempli leurs engagements ou mis en oeuvre des programmes qui précisent clairement comment" y arriver, a insisté M. Tillerson.

Soutien britannique

Car dorénavant, a-t-il prévenu, "les États-Unis ne peuvent plus maintenir une part disproportionnée des dépenses de défense de l'Otan". Pour Washington, elles représentent 3,6% de son PIB.

Sans détail, Rex Tillerson a averti que "la capacité de l'Alliance pour la sécurité de la communauté transatlantique en dépendait". Son homologue britannique Boris Johnson, dont le pays - partenaire privilégié des Etats-Unis - a déjà atteint les 2%, a plaidé pour une Otan "correctement financée".

"Irréaliste", dit Berlin

En revanche, le ministre allemand Sigmar Gabriel a fulminé contre un objectif "irréaliste". Lorsque Donald Trump avait reçu mi-mars la chancelière Angela Merkel, il avait accusé Berlin de devoir d'"énormes sommes d'argent" à l'Otan et à Washington. L'Allemagne avait sèchement démenti.

De son côté, le Français Jean-Marc Ayrault a mis en garde contre la tentation "de faire des dépenses pour faire des dépenses".

C'est l'avis aussi du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, qui a rappelé que les dépenses de défense européennes avaient grimpé de 3,8% en 2016. Le Norvégien a défendu une Alliance aussi "vitale" pour l'Amérique que pour l'Europe.

"Répondre" à Moscou

Le sommet du 25 mai représentera le premier déplacement de Donald Trump en Europe. Il y verra des partenaires troublés par ses déclarations fracassantes sur le "merveilleux" Brexit et sur l'Otan "obsolète".

Rex Tillerson a assuré que "le président et le Congrès des Etats-Unis soutenaient l'Otan", comme c'est le cas depuis sa création en 1949 au début de la Guerre froide.

L'administration Trump, qui veut se rapprocher du président russe Vladimir Poutine, s'est toutefois montrée tout aussi ferme que l'équipe Obama contre Moscou. Rex Tillerson a ainsi réclamé une "réponse à l'agression de la Russie en Ukraine et ailleurs" en Europe de l'Est.

Le secrétaire d'Etat a enfin réclamé un rôle plus important de l'Otan dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI) et en matière d'"antiterrorisme".

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ATS