Toute l'actu en bref

"Cela s'est joué à un cheveu..." Timea Bacsinszky le sait parfaitement: sa victoire sur Krsitina Mladenovic n'a tenu qu'à un fil.

A l'entendre, c'est son service qui lui a permis de marquer le deuxième point pour la Suisse. "Comme hier face à Alizé Cornet, j'ai très bien servi. A Melbourne, j'avais été handicapée par ma déchirure aux abdominaux pour bien claquer mes premières balles. C'est ce qui m'avait manqué lors de mon troisième tour face à Daria Gavrilova."

A Palexpo, elle a aussi brillé en retour. "Mon coup fort. Généralement, je gagne mes matches plutôt avec mon retour qu'avec mon service, reconnaît-elle. L'idée face à Kristina Mladenvoic était de la forcer à jouer le coup de trop." Elle a, dit-elle, su trouver le relâchement qu'il fallait tout au long de ce marathon. "Je me suis convaincue que jouer un tel match est, avant tout, un privilège, souligne-t-elle. J'avais tant de plaisir d'être sur le court. Le privilège d'être l'une des actrices de cette rencontre, le privilège de ressentir tant d'émotions, le privilège enfin d'exceller dans ce sport. Comme samedi, j'ai laissé tout ce que j'avais en moi pour gagner."

"Extrêmement fière d'avoir gagné deux points pour la Suisse", la Vaudoise est, bien sûr, revenue sur cette frayeur à 3-2 au troisième set. "J'ai eu mal et j'ai eu peur, lâche-t-elle. Peur de contracter la même blessure qu'en octobre 2015 à Luxembourg..."

Le courroux de Mladenovic

Le long temps mort qu'elle a pris après sa chute n'a pas vraiment été du goût de Kristina Mladenovic. "Il y a eu la guêpe et le genou samedi contre Alizé. Puis cela aujourd'hui. Cela fait beaucoup, lâche la Française. Elle revient sur le court en faisant des sauts de kangourou et court encore mieux qu'avant. Elle est connue pour ça. Elle utilise les règles au maximum. Ce ne sont pas mes valeurs. On a toutes des bobos, mais il n'empêche que l'on n'utilise pas ça."

ATS

 Toute l'actu en bref