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La Corée du Nord a testé vendredi pour la deuxième fois un missile intercontinental Hwasong-14 (archives).

KEYSTONE/AP KCNA via KN

(sda-ats)

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a estimé dimanche que réunir en urgence le Conseil de sécurité de l'ONU après le tir de missile intercontinental de la Corée du Nord serait "inutile". "Cela ne débouche sur rien", a-t-elle reconnu.

Elle a relevé que Pyongyang avait violé "impunément" jusqu'à présent les résolutions de l'ONU. "Une résolution supplémentaire du Conseil de sécurité qui n'augmente pas significativement la pression internationale sur la Corée du Nord ne vaut rien", fait-elle valoir dans un communiqué.

"En fait, c'est pire que tout, car cela envoie le message au dictateur nord-coréen que la communauté internationale est réticente à le défier sérieusement", selon le communiqué.

Nikki Haley a appelé en revanche la Chine, le Japon et la Corée du Sud à renforcer la pression sur Pyongyang, qui a procédé vendredi à un deuxième tir de missile balistique intercontinental (ICBM), susceptible d'atteindre les Etats-Unis. Pyongyang avait tiré son tout premier ICBM le 4 juillet.

Le Conseil de sécurité a déjà adopté en 2016 deux régimes de sanctions pour augmenter la pression sur Pyongyang et tarir les devises qui servent au financement de ses programmes militaires, bannis par l'ONU.

Six régimes de sanctions

Ces résolutions ont conduit à réduire de manière significative les exportations de charbon nord-coréen, source majeure de revenus, et à contrôler davantage tous les chargements en provenance de ou vers la Corée du Nord. Au total, l'ONU a imposé six régimes de sanctions à la Corée du Nord depuis qu'elle a procédé à son premier essai nucléaire en 2006.

Pour autant, la Corée du Nord, sous la direction de son leader communiste Kim Jong-un, a poursuivi et même accéléré ses programmes balistique et nucléaire.

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a de son côté convenu au cours d'un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump de la nécessité de nouvelles actions contre la Corée du Nord. L'option militaire n'a pas été évoquée, a précisé le porte-parole du gouvernement japonais.

Les deux dirigeants n'ont pas cherché à définir de "ligne rouge" déclenchant une action commune en cas de franchissement par Pyongyang, a précisé le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais.

ATS