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Le procès du tireur de Montbenon s'est ouvert lundi devant le Tribunal criminel de Lausanne. En février 2011, il avait tiré cinq coups de feu en direction d'une assistante de police, blessant deux personnes. Ce solitaire rêvait de devenir policier.

L'accusé, vendeur intérimaire de 30 ans, peine aujourd'hui encore à comprendre pourquoi il a fait feu. Enervé par l'attente à La Poste, excédé par des amendes pour mauvais stationnement, il avait reçu le matin même une convocation concernant sa postulation pour devenir assistant de police. "Cette lettre m'a mis sous pression. Elle m'a fait perdre tous mes moyens", a-t-il expliqué devant la cour.

De retour à son domicile, le jeune homme s'est munit d'un Beretta 9 millimètres ainsi que d'une boîte de 50 cartouches et a roulé jusqu'au Palais de justice de Montbenon où il a fait feu sur une contractuelle de 58 ans et, la blessant à une jambe. "J'ai dégainé et j'ai tiré. Je voyais bien le gilet jaune marqué police".

Jambes visées

L'accusé a assuré qu'il visait les jambes et qu'il ne voulait pas tuer. "Vous saviez que vous pouviez atteindre un organe vital", lui a demandé le président. "Oui". "Cela ne vous a pas arrêté?". "J'ai arrêté lorsque j'ai vu qu'elle était blessée". "Pourquoi tirer?". "J'étais frustré", a-t-il répondu.

L'accusé souffre d'un "retard mental léger qui implique des difficultés d'adaptation à toutes sortes de situation de la vie quotidienne", a expliqué l'expert psychiatre. Il n'arrive pas à gérer ses frustrations et à voir ses limites. "C'est un mauvais compétiteur dans une société de compétition", a résumé l'expert.

L'accusé a présenté ses excuses et ses regrets aux victimes. "Je suis navré pour les victimes. Après les coups de feu, je me suis senti très mal dans ma peau. J'ai eu des remords. J'étais mal. J'ai préféré me rendre à la police", a-t-il déclaré. Le procès se poursuit mardi avec le réquisitoire et les plaidoiries

ATS