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La marque horlogère locloise Tissot, détenue par Swatch Group, a réalisé une année 2015 record, selon son président François Thiébaud. Dans un entretien accordé mercredi à L'Agefi, ce dernier parle d'une performance "remarquable" compte tenu des obstacles rencontrés.

A ce titre, le président de la marque mentionne notamment le franc fort, le recul des ventes sur le marché majeur qu'est Hong Kong, la Chine touchée par une campagne anti-corruption, l'épidémie de coronavirus Mers en Corée du Sud - qui a eu un impact sur le tourisme - ou encore les conflits au Moyen-Orient. Globalement, il décrit un environnement de marché "difficile, complexe".

"Le décrochage de l'euro par rapport au franc nous a coûté plusieurs millions de francs, même si nous avons un peu gagné sur le dollar, nous avons perdu avec l'euro. Finalement, on peut dire que l'horlogerie suisse - Tissot et Swatch Group en particulier - s'en sort bien, comme en 2009, suite à la crise bancaire de 2008", souligne M. Thiébaud.

Impact des attentats

Ce dernier relève que la demande reste forte en Europe, où la marque enregistre une croissance à deux chiffres. "Mais en monnaie locale seulement, en francs suisses, nous sommes légèrement positifs. Novembre a bien entendu été touché par les attentats de Paris et nous avons senti une baisse. Nous restons néanmoins positifs et décembre a bien commencé", affirme-t-il.

En termes de volumes, la marque locloise va maintenir le seuil des quatre millions d'unités, chiffre qui avait été dépassé l'an dernier. "Nous serons même proches de cinq millions en comptant Certina et Mido".

Globalement, le Français estime "colossal" le potentiel de gain de part de marché de l'horlogerie suisse. "Il ne faut pas oublier que nous ne représentons même pas 2% de la production mondiale, en volume. Il me paraît assez évident que nous pouvons monter à 5-10% dans les décennies à venir, pour deux raisons principales: le pouvoir d'achat global va continuer de s'accroître et la montre restera un élément distinctif essentiel".

Possible assouplissement

Quant à la situation monétaire, le président de Tissot se dit persuadé de voir un assouplissement en 2016. "N'oublions pas que la décision de la BNS en janvier dernier a coûté un milliard de francs au Swatch Group. Cela dit, une croissance intéressante me semble réaliste en 2016, et tous les signaux ne sont pas négatifs".

Il estime même naturel, logique et même souhaitable que l'industrie connaissance une période un peu plus calme, afin de "digérer toute la croissance passée". Il rappelle que sur les cinq dernières années, l'horlogerie suisse a enregistré une progression de plus de 70%.

"Trop petite pour être pratique"

Pa railleurs, François Thiébaud estime Tissot peu exposée à la concurrence de la montre connectée d'Apple. "Pour moi, cette montre est un produit complémentaire, qui s'adresse à une clientèle qui aime l'électronique ou qui achète par curiosité", souligne-t-il.

Et de comparer la smartwatch avec la montre calculatrice des années 1980, un peu trop petite pour être pratique. "Personnellement, je trouve plus agréable de consulter une app sur un téléphone que sur une montre".

En résumé, le président de Tissot estime que le "phénomène smartwatch" relève "certainement" de la curiosité, "un peu" de l'utilité, mais ne croit pas à l"évidence" du produit. "Le plus important est surtout de ne pas galvauder le terroir horloger dont bénéficie le secteur. Surtout ne pas faire une montre connectée qui ne puisse pas avoir le label swiss made".

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ATS