Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Toni Brunner a été réélu samedi président de l'UDC. Les délégués du parti ont également maintenu Christoph Blocher à la vice-présidence qui passe de 5 à 7 membres. Oskar Freysinger (VS) succède à Yvan Perrin (NE) et le coordinateur romand Claude-Alain Voiblet intègre aussi l'équipe dirigeante.

Réélu à l'unanimité à la tête du parti, Toni Brunner est reconduit pour un nouveau mandat de deux ans. La vice-présidence agrandie a été élue en bloc lors de l'assemblée des déléguées, à Klingnau (AG), par 414 voix contre 6.

L'UDC romande est désormais représentée par deux vice-présidents: le conseiller national Oskar Freysinger (VS) et le coordinateur romand du parti Claude-Alain Voiblet. Ce dernier, originaire du Jura bernois, a été candidat malheureux au gouvernement vaudois. Il est également secrétaire général de l'UDC vaudoise, député au Grand Conseil et président du législatif de Lausanne.

Non à la révision de la LAMal

Egalement nouveau, le conseiller national argovien Luzi Stamm remplace l'ancien chef du groupe parlementaire Caspar Baader (BL). La Schwyzoise Judith Übersax a été élue en tant que présidente désignée des Femmes UDC, une innovation au sein de la vice-présidence du parti.

Trois vice-présidents ont aussi été réélus. Il s'agit de la conseillère nationale bernoise Nadja Pieren, de l'ex-conseiller national Walter Frey et du stratège Christoph Blocher, tous deux zurichois.

L'UDC a profité de son assemblée pour donner ses mots d'ordre pour les prochaines votations. Le parti a ainsi rejeté la révision de la LAMal qui prévoit notamment la généralisation des réseaux de soins ("managed care"). Le groupe parlementaire avait soutenu ce texte. Mais vendredi, le comité central de l'UDC a recommandé son rejet à la majorité des deux tiers, après un débat animé.

Le Conseil fédéral critiqué

Les délégués de l'UDC ont en outre dit "oui" aux initiatives sur les accords internationaux et l'épargne-logement. Dans la matinée, ils ont par ailleurs écouté Toni Brunner accuser le Conseil fédéral de répandre de "belles paroles" sans tenir ses engagements et en négligeant les intérêts de la Suisse.

Il s'en est aussi pris à Eveline Widmer-Schlumpf. Il a mis en doute les qualités de compromis équitable que la ministre des finances attribue à l'accord fiscal avec l'Allemagne. "En réalité, cet accord fait de la Suisse le percepteur de l'Allemagne. Le secret protégeant les clients des banques n'existera plus pour les Allemands", s'est offusqué le conseiller national.

ATS