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Toni Brunner va quitter le monde politique

Toni Brunner avait été élu en 1995 comme le plus jeune conseiller national de tous les temps (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Le conseiller national st-gallois UDC Toni Brunner, âgé de 44 ans, quittera le monde politique d'ici à la fin de l'année. "Samedi, le président du Conseil national recevra ma lettre de démission", explique-t-il à différents médias alémaniques du groupe CH Media.

"A côté de la politique, ma famille, ma ferme et mon auberge ont toujours un peu été lésées", souligne celui qui a été président de l'UDC entre 2008 et 2016, dans une interview à paraître samedi. Il dit maintenant vouloir en terminer avec la politique. "J'en ai assez vu", explique-t-il. Et d'arguer aussi "qu'à un moment donné, la scène politique à Berne devient répétitive".

Un autre aspect a également motivé le timing de sa décision: "Si je termine cette législature, mon parti à Saint-Gall devra se présenter aux élections législatives de l'automne prochain avec un sortant de moins, ce qui pourrait conduire à une perte de siège. Je préfère faire de la place à un jeune".

Succès électoral

Lorsqu'il a repris des mains d'Ueli Maurer la présidence du parti conservateur en 2008, Toni Brunner avait déjà une longue carrière politique derrière lui: conseiller national en 1995 à 21 ans - le plus jeune de tous les temps - président de la section st-galloise de l'UDC en 1998, vice-président du parti national en 2000.

Paysan, porteur d'une image d'authenticité, arpentant inlassablement les salles de meetings pour défendre la cause, Toni Brunner passe alors pour dynamique, discipliné et ambitieux. Son mentor Christoph Blocher lui souffle ce qui lui manque en expérience et en maturité.

Tenant de la ligne dure du parti, il a incarné et partagé ses vues en matière de politique migratoire, de positions sur l'Europe, ainsi que dans le soutien à l'armée et à l'agriculture. Aux élections fédérales de 2015, son parti obtiendra quasiment 30% des voix et il réussira à faire élire un agriculteur au Conseil fédéral, le Vaudois Guy Parmelin.

Scission

C'est aussi durant son mandat de président que se produit une scission au sein du parti et la création du PBD à la suite de l'élection d'Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral. Ce qu'elle a fait était irrespectueux, affirme Toni Brunner. Lorsque l'on coopère avec les opposants dans le dos de son propre parti, on fait passer son ego avant le bien du pays, explique-t-il en substance. "Je ne lui pardonnerai jamais".

Le prodige de Ebnat-Kappel, une commune saint-galloise d'environ 5000 habitants, n'a lui jamais voulu devenir conseiller fédéral. Même lorsque Christoph Blocher et le magazine de droite Weltwoche le décrivaient continuellement comme le candidat idéal. Son manque de connaissances linguistiques aurait toutefois constitué une pierre d'achoppement.

Côté privé, Toni Brunner est en couple avec Esther Friedli. Celle-ci est conseillère politique et en relations publiques. Elle a notamment mené la campagne électorale de Roger Köppel, rédacteur en chef de la Weltwoche. Elle est actuellement secrétaire de l'UDC saint-galloise.

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