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Plusieurs surveillants de prison russes ont été arrêtés après une vidéo qui montrait de la torture sur un détenu (archives).

KEYSTONE/AP Video

(sda-ats)

La Russie promet un "signal clair" contre la torture après la diffusion par des médias indépendants d'une vidéo d'abus contre un détenu dans un camp. Le vice-ministre de la justice a souhaité jeudi à Genève une "punition sévère" contre les responsables.

La veille, les experts du Comité de l'ONU contre la torture avaient appelé la Russie, dont ils entendaient les représentants mercredi et jeudi, à des poursuites contre toutes les allégations de torture dans ce pays. Le président de l'instance Jens Modvig avait demandé un "signal clair" contre ce type d'abus.

Les investigations sur "l'incident" de la vidéo et de tous les cas similaires, "la considération par des tribunaux" et et une "punition sévère" contre les responsables "deviendront ce signal clair", a dit jeudi le vice-ministre russe Mikhaïl Galperin. Vendredi dernier, le journal d'opposition Novaïa gazeta a publié sur son site une vidéo montrant plus d'une dizaine de surveillants du camp pénitentiaire numéro 1 de la région de Iaroslavl.

Ceux-ci portent des coups violents à un détenu, menotté et allongé sur une table, qui pousse des cris. Six des surveillants ont été arrêtés pour "abus de pouvoir" et "violences", avait dit ensuite lundi le Comité d'enquête russe. Des mesures pour arrêter les autres suspects ont été lancées. M. Galperin a précisé jeudi que près d'une vingtaine de personnes ont été congédiées.

La veille, il avait affirmé que, lors de chaque cas où un détenu est affecté ou décède après de la torture ou de mauvais traitements, un procureur est saisi dans les 24 heures. Sans pour autant dire combien de fonctionnaires avaient déjà été poursuivis.

Plusieurs milliers d'inculpations

Jeudi, un membre du Ministère public russe a affirmé que plus de 3200 personnes avaient été inculpées en 2017 pour "abus de pouvoir". Ce nombre atteint plus de 2010 cette année. Mais le responsable n'a pu donner un chiffre pour les cas de torture.

Selon Novaïa gazeta, l'avocate et militante des droits de l'Homme Irina Birioukova, qui a transmis au journal la vidéo de torture, "a dû quitter la Russie au lendemain de sa publication" en raison de "menaces de vengeance". Le vice-ministre l'a invitée à revenir et qu'une protection lui serait garantie.

Après l'affaire de la vidéo, un surveillant d'un autre camp pénitentiaire russe a été arrêté pour avoir tué dimanche un détenu dans une autre région, ont indiqué mardi les autorités locales. Cette personne est accusée des mêmes chefs que ses collègues interpellés dans la région de Iaroslavl.

Plus largement, M. Galperin a indiqué que la Russie était en train de réviser sa législation et de lancer un mécanisme global pour les compensations de victimes de mauvaises conditions de détention. De nombreux représentants de la société civile assistaient à l'examen de la Russie devant le Comité onusien.

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ATS