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Total a annoncé mercredi l'arrêt de la fuite de gaz apparue il y a près de deux mois sur le gisement d'Elgin, en mer du Nord. Son intervention, qui a consisté à injecter de la boue dans le puits concerné, a réussi.

"Total est aujourd'hui en mesure d'annoncer que l'intervention conduite sur le complexe d'Elgin a permis de stopper la fuite du puits G4, situé à 240 km d'Aberdeen, en mer du Nord", a déclaré le groupe dans un communiqué.

"L'opération, qui a consisté à injecter de la boue dans le puits, a commencé le 15 mai et la fuite a été stoppée 12 heures plus tard", a-t-il ajouté. La fuite s'était déclarée le 25 mars, entraînant l'évacuation d'urgence de 238 personnes travaillant sur le site.

"Le plus gros incident"

La plate-forme d'Elgin, où travaillaient quelque 200 personnes, avait été évacuée le 25 mars après la détection de la fuite de gaz, dont l'origine se situe à environ 4000 mètres en-dessous du plancher marin. Elle a laissé échapper jusqu'à 200'000 m3 de méthane par jour, avant de baisser d'intensité.

Total a reconnu qu'il s'agissait de son "plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans". Le PDG de Total Christophe de Margerie avait estimé vendredi que cette fuite, qui n'a pas provoqué de dégâts environnementaux (hormis des émissions de gaz à effet de serre) devrait coûter globalement entre 300 et 400 millions de dollars à son groupe.

L'essentiel de cette facture, soit environ 300 millions de dollars, proviendra du manque à gagner entraîné par la suspension de l'extraction du gisement d'Elgin et de celui adjacent de Franklin, ce à quoi il faut ajouter les frais d'intervention pour mettre fin à la fuite.

ATS