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Les négociations sur le nucléaire iranien piétinent, malgré une intense activité diplomatique à Vienne. Les ministres de plusieurs pays poursuivent leurs allées et venues, alors que le chef de l'AIEA était reçu jeudi à Téhéran par les autorités iraniennes.

"Nous n'y sommes pas encore", a lancé le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, de concert avec son homologue britannique Philip Hammond. Auparavant, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif avait lancé, souriant comme d'habitude: "Je me dois d'espérer". Et le ministre chinois, Wang Yi, a évoqué une "forte possibilité d'accord".

Mais les discussions ne semblaient pas avancer, au sixième jour de la reprise formelle des négociations pour sceller un accord historique plaçant le programme nucléaire iranien sous étroit contrôle international, en échange d'une levée des sanctions.

Jusqu'au 7 juillet

Depuis samedi, les chefs de la diplomatie du P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) et de l'Iran font des allers-retours vers la capitale autrichienne, à l'exception de l'Américain John Kerry qui est sur place en continu.

Les négociateurs se sont donné jusqu'au 7 juillet pour parvenir à un accord. Mais la conclusion des négociations, accord ou pas, peut intervenir avant ou après, soulignent les protagonistes.

Renforcer les inspections

Parallèlement aux discussions dans la capitale autrichienne, le chef de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) Yukiya Amano était reçu jeudi à Téhéran. Cette visite est "très importante", a dit la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

L'AIEA est appelée à jouer un rôle majeur en cas d'accord entre l'Iran et les grandes puissances, puisqu'elle devra vérifier le respect des engagements pris par Téhéran.

L'agence, qui déploie en moyenne quatre à dix inspecteurs quotidiennement en Iran, a déjà accès aux sites nucléaires. Mais la communauté internationale veut pouvoir renforcer et élargir le périmètre de ses inspections.

Divisés sur les sanctions

Outre l'inspection des sites iraniens suspects, d'autres questions-clés restent à régler, comme la durée d'un éventuel accord. La communauté internationale veut brider le programme nucléaire iranien pendant au moins dix ans.

La levée des sanctions est un autre point capital non réglé. Téhéran souhaite des mesures immédiates, quand le P5+1 veut une levée progressive et sous condition de ces sanctions.

ATS