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Ces chenilles de la pyrale du buis peuvent faire des ravages (archives).

Keystone/DAPD/WINFRIED ROTHERMEL

(sda-ats)

Dix ans après sa première apparition à Bâle, les chercheurs n'ont toujours pas trouvé de remède contre la pyrale du buis. Ce papillon est particulièrement vorace et s'attaque aux arbres du même nom.

Des chercheurs de l'Université de Bâle ont étudié ce lépidoptère originaire de l'est asiatique sans trouver de prédateur à la hauteur de cet insecte. Le problème, c'est qu'il prolifère rapidement. Depuis qu'on l'a découvert, il s'est répandu dans les jardins et forêts d'Europe. Et en automne, une nouvelle vague a été observée.

Même si la pyrale du buis a été observée en 2006 déjà, c'est surtout en 2010 qu'elle avait fait des ravages. Dans certaines régions, des pans entiers étaient touchés, le buis étant extrêmement répandu.

Les chenilles de la pyrale du buis dévorent les feuilles et les tiges. Une plante attaquée peut être entièrement défoliée en quelques jours.

Quand les feuilles deviennent rares, le papillon s'attaque à l'écorce. C'est de cette manière que l'arbuste risque ensuite de mourir. Si l'insecte s'arrête aux feuilles, l'arbre peut survivre.

Un des buts de l'équipe de scientifiques est d'observer quand les papillons s'envolent, a expliqué à l'ats le professeur Bruno Baur de l'Institut pour la nature, le paysage et la protection de l'environnement de l'Université de Bâle. Pour ce faire, elle a mis en place deux pièges lumineux pour les étudier, les compter et observer leur environnement.

Quatre fois plus

Le succès d'un insecticide sur le buis de jardin - ce type de traitement est interdit dans les forêts - dépendra du moment où l'on en fait usage. Le poison doit toucher l'insecte quand il est encore une chenille, car il est plus vulnérable.

Il est difficile d'anticiper, car les chenilles se développent différemment selon la météo et les températures. En 2011, les papillons avaient éclos déjà fin mai, alors qu'en 2016 c'était fin juin à cause du printemps pluvieux.

Les chercheurs ont également constaté que le nombre de papillons recensés dans les deux pièges lumineux étaient quatre fois plus élevés en 2016 qu'au cours des cinq années précédentes.

En contrôlant 31 buis dans le nord-ouest de la Suisse en mai, 90% étaient en partie effeuillés et près de la moitié des plantes même complètement. A proximité des villes, les dommages étaient encore plus importants.

Des oiseaux

Après la première vague de 2009 et 2010, le nombre de ces parasites avait pourtant fortement baissé. La pyrale du buis avait en partie dévoré ses moyens de subsistance elle-même. Reste qu'elle n'a jamais disparu et que les chercheurs ne trouvent pas de prédateur à sa hauteur.

Les chercheurs ont notamment essayé avec des guêpes parasitoïdes, puis des oiseaux. Mélangés à d'autres insectes, ces derniers sont en mesure de le supporter, mais pas si leur nombre est trop important. La pyrale du buis conserve son poison dans son corps et certains petits oiseaux en sont même morts.

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ATS