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La proportion d'enfants pesant moins de 1000 grammes à la naissance a doublé ces vingt dernières années, annonce mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Elle est passée de 0,2% des naissances vivantes en 1990 à 0,4% en 2010. La santé de ces bébés est particulièrement fragile.

L'augmentation de l'âge des mères et la multiplication des grossesses multiples sont des facteurs d'explication, a indiqué à l'ats Sylvie Berrut, de l'OFS. La hausse de l'âge moyen des mères entraîne une augmentation de la proportion des naissances gémellaires, à cause d'un recours plus fréquent à la médecine de reproduction mais aussi pour des raisons naturelles, précise Mme Berrut.

Or les enfants issus de grossesse multiple naissent 3 à 4 semaines plus tôt et pèsent en moyenne 1kg de moins à la naissance que les enfants issus de grossesse simple. Et même si elles ne font pas appel à la procréation assistée, les femmes plus âgées risquent davantage de rencontrer des complications pendant la grossesse.

Mais la naissance d'enfants en très faible poids augmente aussi parmi les grossesses simples, en particulier parce que les soins en néonatalogie se sont améliorés.

Deux décès sur cinq

Le taux de mortalité des enfants qui pèsent moins d'1kg à la naissance est extrêmement élevé, rappelle l'OFS dans un communiqué. Un tiers d'entre eux décèdent avant d'avoir atteint l'âge d'un an. Ils représentent plus de deux décès infantiles sur cinq, soit environ 120 sur les 300 à 330 décès d'enfants de moins d'un an enregistrés chaque année en Suisse.

"Poids de naissance extrêmement faible et très grande prématurité sont le plus souvent liés", précise l'Office fédéral. Chez les bébés nés avant la 28e semaine de gestation, le risque de décès est de près de 50%.

ATS