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Danilo Wyss se dit plein de "fierté" au moment d'attaquer le Tour de France, durant lequel il portera le maillot de champion de Suisse, remporté dimanche dernier à Steinmaur.

Pas question toutefois pour le Vaudois de BMC de s'emballer, lui qui va passer son premier Tour à travailler pour son leader américain Tejay van Garderen.

Danilo Wyss, comment abordez-vous ce Tour de France ?

"C'est un véritable plaisir. Cela faisait longtemps que j'attendais une sélection. Je l'ai enfin obtenue et c'est un bel accomplissement dans ma carrière. Je ressens également une grande fierté à l'idée de disputer ce premier Tour avec le maillot de champion de Suisse sur le dos. Il va me donner un surcroît de motivation."

Quel sera votre rôle sur cette Grande Boucle ?

"La priorité de notre équipe BMC va à Tejay van Garderen. Nous voulons lui permettre d'occuper une bonne place au classement général, et si possible un podium à Paris. Du coup, cela sera difficile de jouer ma carte personnelle. Je ne sais pas si j'aurai l'opportunité de me glisser dans une échappée."

Comment vous êtes-vous préparé ces derniers jours pour le grand départ de samedi à Utrecht ?

"Après les championnats de Suisse, j'ai essayé de prendre un peu de temps pour savourer mon titre, mais aussi pour passer du temps avec ma famille. Mais cela a été court. Je suis parti mardi pour Paris, et le lendemain, nous avons effectué la reconnaissance de l'étape des pavés (réd: la 4e dont l'arrivée sera jugée à Cambrai), qui s'annonce très technique et très importante pour le classement général. Nous avons ensuite rejoint Utrecht pour la présentation des équipes."

Vous avez longtemps été considéré comme un sprinter, avant de devenir aujourd'hui un coéquipier recherché. Comment expliquez-vous cette évolution ?

"Cela s'est fait naturellement. J'ai toujours eu une bonne pointe de vitesse, et je l'ai encore aujourd'hui. Je peux envisager me classer parfois dans le top 10 d'une étape, comme je l'ai fait par le passé sur le Tour de Romandie ou le Tour de Suisse. J'ai toutefois réalisé que je n'étais pas assez rapide pour gagner. J'ai donc décidé de progresser dans d'autres domaines, histoire de devenir un bon coéquipier. Pour mon équipe, il est en effet préférable que je travaille pour notre leader, plutôt que j'essaie de viser une place d'honneur dans un top 10."

ATS