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Une détection précoce de la radicalisation fait partie des stratégies pour éviter les carnages opérés par des terroristes comme à Paris il y a deux ans (archives).

KEYSTONE/AP/KAMIL ZIHNIOGLU

(sda-ats)

Tous les acteurs, de l'enseignant au policier, doivent être impliqués dans la prévention du terrorisme. Chaque canton est appelé à instaurer une autorité pour la réintégration des personnes radicalisées. Berne a lancé lundi un plan d'action national.

Le plan doit être mis en oeuvre durant cinq ans. La Confédération devrait verser cinq millions pour soutenir des projets développés au niveau cantonal ou communal, ou lancés par la société civile.

La prévention nécessite une détection et une intervention précoces. "Il ne faut pas attendre que le terrorisme soit là pour prendre des mesures", a souligné le conseillère fédérale Simonetta Sommaruga devant la presse. Un travail de proximité et de tous les jours doit être entrepris. La Suisse ne part toutefois pas de zéro.

Mesures à Genève

Des initiatives ont déjà été lancées, comme à Genève. Le canton est ainsi en train de mettre sur pied un réseau de 250 "référants" dans les écoles qui pourront informer l'ensemble du personnel sur les premiers signes de radicalisation et servir de relais avec un plateforme interdépartementale, a expliqué le ministre cantonale de l'instruction publique Anne Emery-Torracinta.

Des formations pour les imams sont par ailleurs mises sur pied à l'Université. Enfin, Genève veut introduire une formation obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans, pour éviter que des jeunes ne se retrouvent en marge et désoeuvrés. La marginalisation fait en effet souvent le lit de la radicalisation.

Celui qui peut rejeter la violence à ce stade est mieux armé pour dire non au terrorisme, selon Simonetta Sommaruga. Les cantons et les communes sont appelés à jouer un rôlé clé dans le plan d'action qui contient 26 mesures. Le Réseau national de sécurité est chargé de coordonner le transfert des connaissances et des expériences et d'assurer le suivi.

Réintégrer

Un pool d'experts nationaux devrait pouvoir aider cantons et communes à désengager et réintégrer les personnes radicalisées. Chaque canton devrait désigner une autorité pour la prise en charge de ces individus hors procédure pénale. Des conseils devraient être donnés aux professionnels confrontés à des situations concrètes pour accompagner les proches.

Les cantons devraient parallèlement développer une gestion interinstitutionnelle de la menace. Conduite par la police, cette approche vise à détecter à un stade précoce le potentiel de danger de personnes ou de groupements déjà connus des forces de l’ordre.

Enseignant et entraîneur

La détection à un stade précoce n'est pas seulement policière. Les enseignants et les entraîneurs sportifs jouent un rôle important dans le développement de la personnalité. Dans le cadre scolaire, comme extra-scolaire, le plan d'action recommande de développer des moyens didactiques, du matériel pédagogique et des projets liés aux thèmes de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Des interventions ciblées peuvent être envisagées auprès des jeunes en situation difficile. Des contre-discours à la propagande devraient être proposés sur Internet.

Sensibilisation

Les milieux de l’éducation, des affaires sociales et de la jeunesse doivent être sensibilisés et se voir proposer des formations et des perfectionnements appropriés. Ils doivent avoir la possibilité de s’adresser à un service spécialisé au besoin.

Les personnes accompagnantes dans un contexte religieux et celles en charge des requérants d'asile doivent aussi être sensibilisées. Idem des responsables d’associations culturelles et de loisirs. Il revient à chaque canton et commune en fonction de ses spécificités de définir les services de conseil appropriés.

Echange d'informations

Le plan d'action propose également d'encourager les études sur la radicalisation, d'institutionnaliser la collaboration entre l'Etat, les associations de migrants, de sports, de jeunes et de femmes, les professionnels, les oeuvres d'entraide et les organisations actives dans le domaine religieux. Le dialogue interreligieux peut être soutenu par les cantons et les communes.

Les échanges d'informations doivent être facilités. Une base légale doit encore être créée au niveau national. Chaque canton doit quant à lui examiner en collaboration avec son préposé à la protection des données dans quelle mesure l'échange d'information peut être garanti.

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ATS