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Le procès de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a repris lundi à La Haye avec la déposition du premier témoin de l'accusation. Celui-ci a raconté avec émotion sa fuite devant les forces serbes dans la nuit du 2 au 3 novembre 1992.

"Vers minuit, le groupe s'est arrêté. Les gens disaient 'taisez-vous, taisez-vous, les Serbes sont tout proches'", a raconté un musulman de 34 ans, devant le Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye. "Juste une seconde après, les balles ont commencé à siffler", a raconté le témoin qui a survécu au massacre d'environ 150 personnes en novembre 1992 dans le village de Grabovica.

L'homme, qui avait 14 ans en 1992, était parti avec son père et son oncle dans la nuit du 2 au 3 novembre d'un village où il séjournait, après avoir fui le sien, bombardé par les Serbes à la fin du printemps.

Jambes arrachées par une mine

Il se déplaçait en compagnie d'hommes, de garçons et d'une dizaine de femmes de la région, qui fuyaient les forces serbes de Bosnie. "Derrière chaque arbre où l'on essayait de se cacher, on avait l'impression qu'il y avait une balle", a-t-il ajouté.

"Nous avons continué à courir et nous sommes arrivés près d'une rivière", a-t-il continué. "Mais il y avait des mines près de la rivière et 10 personnes sont mortes", a-t-il raconté, évoquant avec difficulté un compagnon, Besim, qui, les jambes arrachées par une mine, hurlait "donnez-moi une arme, tuez-moi! tuez-moi!".

Mladic impassible

Ratko Mladic, en costume gris et chemise blanche, a écouté le témoin, en pleurs, sans manifester la moindre émotion, surlignant régulièrement en rose des passages d'un document.

Il doit répondre devant le TPIY de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie (1992-1995), au cours de laquelle 100'000 personnes avaient été tuées et 2,2 millions de personnes déplacées.

L'ancien chef militaire, âgé de 70 ans, est également accusé du massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale. Près de 8000 hommes et adolescents musulmans y avaient été tués par les hommes de Ratko Mladic.

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ATS